Ce que l’on sait sur le réfugié rwandais arrêté après l’incendie de la cathédrale de Nantes

Un ressortissant rwandais de 39 ans a été placé en garde à vue en marge de l'enquête sur l'incendie de Saint-Pierre-et-Saint-Paul. «C’est un lieu qu’il adore», a indiqué au Figaro Jean-Charles Nowak, clerc de la cathédrale. Selon l’avocat du Rwandais, «aucun élément ne rattache» son client à l’incendie.
Sputnik

Le 18 juillet, un Rwandais a été placé en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur l’incendie de la cathédrale de Nantes. Qui est ce bénévole du diocèse? Voici quelques informations.

Il cherchait à faire renouveler son visa

Ce bénévole de 39 ans est arrivé du Rwanda il y a quelques années. Il est suivi et hébergé par le diocèse. Il voulait faire renouveler son visa et «était en discussion avec la préfecture sur ce point», a indiqué le procureur de la République, Pierre Sennès, cité par le Figaro.

«C’est un homme de devoir»

Pour le clerc de la cathédrale, Jean-Charles Nowak, il est innocent:

«Je ne crois pas une seconde qu’il aurait pu incendier la cathédrale. C’est un lieu qu’il adore. C’est un homme de devoir, très gentil, souriant mais plutôt taiseux. […] Il a rendu service au père Champenois qui n’avait personne pour servir la messe le samedi soir. Il était donc également régulièrement servant de messe».

Joint par Le Figaro au sujet de ce bénévole, le père Champenois s’est refusé «à tout commentaire».

Pour l’avocat du Rwandais, «aucun élément ne rattache» son client à l'incendie.

«Chargé de fermer la cathédrale vendredi soir»

Comme l’a annoncé le procureur après que le bénévole a été placé en garde à vue, ce dernier «était chargé de fermer la cathédrale vendredi soir et les enquêteurs voulaient préciser certains éléments de l'emploi du temps de cette personne».

M.Sennès a toutefois souligné que «toute interprétation qui pourrait impliquer cette personne dans la commission des faits est prématurée et hâtive».

«Il faut rester prudent quant à l’interprétation de cette garde à vue, c’est une procédure normale», a-t-il dit en ajoutant que la piste d’un accident, éventuellement électrique, était toujours étudiée ainsi que l’hypothèse criminelle.

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