Un policier américain immobilise un individu en plaçant son genou sur son cou, une technique pourtant interdite – vidéo

Une enquête a été ouverte après la publication d’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, montrant un policier maintenir un homme au sol avec son genou sur le cou. Les faits se sont produits devant un hôpital d’Allentown, en Pennsylvanie, ville dans laquelle cette technique d’interpellation a été proscrite.
Sputnik

Dimanche 12 juillet, une vidéo partagée plus de 4.000 fois sur Twitter montrant un policier poser son genou sur le cou d’un individu pour l’immobiliser, a attiré l’attention des autorités. L’incident s’est produit la veille devant l’hôpital St Luke-Sacred Heart d’Allentown, en Pennsylvanie. Cette technique d’interpellation a été interdite dans la ville depuis le meurtre de George Floyd en mai dernier.

Dans l’extrait, deux policiers maintiennent l’homme au sol, tandis qu’un troisième exerce une pression sur son cou à l’aide de son coude puis de son genou. D’après le rapport de police révélé par la chaîne ABC, les agents se trouvaient sur place pour un autre incident. Lorsqu’ils sont arrivés devant l’hôpital, un individu a commencé à leur hurler et cracher dessus, raison pour laquelle ils ont décidé de l’interpeller.

Nouvelle interpellation d’une Afro-Américaine avec un «genou sur le cou» – vidéo

Selon l’auteur de la vidéo, plusieurs dizaines de personnes se sont rendues au commissariat de la ville pour y demander des réponses sur l’événement qui a eu lieu ce jour-là. Le chef de la police, Glenn Granitz, a confirmé que le procureur du district de Lehigh (le comté où se trouve Allentown) et le département de la police locale ont lancé une enquête sur cet incident.

Une technique interdite

Depuis l’interpellation qui a mené à la mort de George Floyd le 25 mai à Minneapolis, la police d’Allentown n’a plus le droit de recourir aux entraves au niveau du cou ou aux étranglements, a rappelé ABC. Seule exception: si cette technique permet d’éviter «une mort imminente ou une grave blessure physique d’un agent ou d’un citoyen».

Le maire de la ville, Ray O’Connell, a qualifié les images de «troublantes» mais a déclaré qu’il attendrait que «toutes les informations soient rassemblées» avant de commenter davantage cette affaire.

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