Le Pr Raoult se compare à Mozart, ses confrères lui reprochant de publier «trop souvent»

Face aux critiques de ses collègues disant qu’il publie «trop souvent dans les revues scientifiques pour que ce soit de qualité», Didier Raoult s’est comparé à Mozart auprès du Parisien. En estimant qu’«on n’est pas tous égaux», il a souligné que «dans ce pays, on adore décapiter les gens».
Sputnik

Dans une interview accordée au Parisien, le professeur marseillais Didier Raoult a été interrogé quant à ses articles scientifiques dont le nombre est «trop» grand, selon certains de ses confrères.

Didier Raoult s’est forgé une image positive auprès de quatre Français sur dix

À la question de savoir ce qu’il en pense, le professeur, qui devra être entendu aujourd’hui par la commission parlementaire sur la gestion de la crise du coronavirus, a lancé : 

«Rien! Est-ce que vous vous demandez comment Mozart a fait?»

Il a précisé avoir en plus «écrit dix livres en même temps»:

«On n'est pas tous égaux. Dans ce pays, on adore décapiter les gens.»

Un vaccin disponible?

En s’exprimant sur l’épidémie, il a fait savoir que plusieurs questions sur la maladie restaient encore en suspens:

«Pourquoi les moins de 15 ans sont peu touchés? Existe-t-il une immunité préalable? Mon hypothèse est qu'une partie de la population était naturellement immunisée contre le Covid avant même que l'épidémie commence! Cela pourrait concerner entre 40 et 70% des gens.»

Quant à un possible vaccin, le Pr Raoult s’est montré plutôt dubitatif:

«Contre les maladies émergentes, il y en a zéro, malgré les milliards dépensés. Il est donc statistiquement improbable qu'un vaccin soit disponible contre ce coronavirus. Mais je ne dis pas que cela n'arrivera pas.»

L’hydroxychloroquine «diabolisée»

Didier Raoult est également revenu sur l’hydroxychloroquine, laquelle a fait objet de plusieurs études et dont l’usage a été suspendu dans de nombreux pays. Il a tenu à souligner qu’il continuait à la prescrire:

«Vous pouvez me montrer toutes les études que vous voulez, j'ai traité plus de 3.700 patients avec ce médicament. 0,5% de mortalité, pas de toxicité cardiaque… Que voulez-vous de plus? On a voulu diaboliser l' hydroxychloroquine, c'est un truc de fou. Je me suis assuré que j'avais le droit de continuer à l'utiliser. J'ai un email de la DGS (direction générale de la Santé, ndlr) qui me le prouve.»
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