La femme enceinte interpellée en gare d'Aulnay reconnaît avoir mordu un agent de la sûreté

Le jeune femme enceinte, qui a été violemment interpellée mardi 16 juin par des agents de la sûreté de la SNCF en gare d'Aulnay, sera jugée en août pour violences.
Sputnik

La jeune femme à peau noire, dont l'interpellation mouvementée en gare d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a suscité un vif écho sur les réseaux sociaux, a été placée en garde à vue et sera jugée le 25 août pour violences, rapporte l'AFP se référant au parquet de Bobigny.

«Comme elle ne s'est pas rendue à la convocation jeudi matin, des policiers sont allés la chercher chez elle pour la placer en garde à vue avant de la déferrer au parquet», a fait savoir une source proche de l'enquête.

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Son compagnon, âgé de 30 ans, a lui été placé en garde à vue pour les mêmes faits, précise l'agence. La femme, enceinte de sept mois, a de son côté également déposé plainte contre les agents de la sûreté ferroviaire qui l'ont interpellée.

Le jeune femme de 23 ans sera jugée le 25 août par le tribunal de Bobigny pour violences et outrages sur personne dépositaire de l'autorité publique, et son compagnon le même jour pour rébellion.

Elle reconnaît avoir mordu un agent

Sur la vidéo diffusée en ligne, on voit la jeune femme, plaquée au sol et menottée, hurler de faire attention à son ventre. Selon les explications de la SNCF, «la personne mise en cause venait d'être verbalisée à trois reprises, notamment car elle ne portait pas de masque, qu'elle avait craché et qu'elle voulait prendre le train sans billet».

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Les agents de la sûreté ferroviaire lui ont alors demandé de quitter les lieux mais son comportement est devenu «agressif». Selon Franceinfo, l'intéressée a fini par reconnaître avoir mordu un des agents de la sûreté ferroviaire.

Trois agents de l'équipe mobilisée ont déposé plainte. Deux d'entre eux se sont vu délivrer 5 et 7 jours d'incapacité totale de travail (ITT), selon la SNCF qui a également annoncé l'ouverture d'une enquête interne.

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