Les USA soupçonnent la Chine de vouloir voler leur futur vaccin anti-coronavirus, Pékin réplique

Le ministère chinois des Affaires étrangères a réagi aux propos d’un conseiller du Président Trump qui avait supposé que la Chine pourrait essayer de voler le vaccin américain anti-coronavirus après sa création. Selon le ministère, la République populaire n’en a pas besoin puisqu’elle s’apprête à élabore son propre vaccin.
Sputnik

Les propos du conseiller du Président Trump, Robert O’Brien, selon lesquels la Chine pourrait tenter de voler le futur vaccin américain contre le Covid-19 sont dénués de tout fondement, a déclaré lundi 25 mai Zhao Lijian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

«Les déclarations des États-Unis sont infondées. La Chine a réalisé de grands progrès dans le domaine de la création d’un vaccin contre le Covid-19, nous n’avons pas besoin de regarder les États-Unis», a indiqué le diplomate lors d’un point presse.

Selon Zhao Lijian, quel que soit le pays qui élaborera et utilisera le premier vaccin, ce sera une contribution de poids à la lutte de l’humanité contre la pandémie. Les travaux de recherche et d’élaboration d’un vaccin contre le Covid-19 ne sont pas une compétition entre les États-Unis et la Chine, mais une compétition entre l’humanité et le virus, a-t-il noté.

«La Chine est prête à partager son expérience dans le domaine de la création d’un vaccin et à renforcer la coopération internationale dans ce domaine», a conclu le porte-parole.

Soupçons américains concernant la Chine

Le 24 mai, le conseiller du Président Donald Trump pour la sécurité nationale, Robert O’Brien, s’est dit certain, dans une interview à la chaîne de télévision CBS, que les États-Unis seraient le premier pays à développer un vaccin contre le Covid-19. Il n’a pas exclu que la Chine essaie de voler ce vaccin.

Des vaccins contre le coronavirus seront testés sur plus de 100.000 volontaires aux États-Unis
Il a affirmé que, selon certaines informations, «les Chinois se livrent à l’espionnage pour obtenir des informations sur les travaux de recherche et les technologies» utilisées par les États-Unis pour développer un vaccin et un médicament anti-coronavirus.

Le 14 mai, la police fédérale et l'agence pour la cybersécurité des États-Unis avaient déjà publiquement accusé Pékin de tenter de pirater la recherche américaine sur un vaccin contre le coronavirus.

Le 11 mai, le New York Times a annoncé que le FBI enquêtait sur des «cyber-acteurs et informateurs non-traditionnels affiliés à la République populaire de Chine» soupçonnés de vouloir voler des éléments protégés par la propriété intellectuelle en lien avec la recherche sur un vaccin, sur des traitements, mais aussi sur les tests de dépistage de la maladie.

La Chine a rejeté les accusations sur le piratage, assurant «combattre» toute sorte de cyberattaque.

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