Giscard d'Estaing dit n'avoir «aucun souvenir» de la journaliste qui l'accuse d'agression sexuelle

Valéry Giscard d'Estaing, qui fait l'objet d'une enquête pour agression sexuelle, se dit «très affecté» par cette accusation sans avoir «aucun souvenir» de la journaliste affirmant qu’il lui a touché les fesses lors d'une interview fin 2018.
Sputnik

Valéry Giscard d'Estaing est «très affecté» par l'accusation d'agression sexuelle portée contre lui par une journaliste allemande, dont il dit n'avoir «aucun souvenir», selon un communiqué transmis le 14 mai par l'avocat de l'ancien chef de l'État.

«Le Président Valéry Giscard d'Estaing a été très affecté et blessé par l'accusation d'agression sexuelle portée à son encontre par Mme Stracke, dont il n'a aucun souvenir», a écrit dans ce communiqué Me Jean-Marc Fedida.

Ann-Kathrin Stracke, journaliste de 37 ans à la télévision publique allemande WDR, avait écrit le 10 mars au parquet de Paris pour dénoncer les gestes qu'aurait effectués l'actuel membre du Conseil constitutionnel lors d'une interview réalisée dans son bureau parisien en 2018.

«Conformément à l'idée qu'il se fait de la dignité», Valéry Giscard d'Estaing «a choisi de ne pas alimenter par des déclarations une polémique d'une telle nature», ajoute son avocat dans le communiqué.

«Une situation dégradante»: la plaignante qui accuse Valéry Giscard d'Estaing d’agression sexuelle témoigne
«Mais confiant dans les institutions notamment judiciaires, il a demandé à son avocat, Me Jean-Marc Fedida, d'entreprendre toute action qui serait rendue nécessaire par des attaques diffamatoires et attentatoires à son honneur», précise-t-il.

Une enquête est ouverte

Le 11 mai, le parquet de Paris avait annoncé à l'AFP avoir ouvert une enquête pour des faits d'«agression sexuelle» et avoir confié les investigations à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

«J'ai décidé de raconter mon histoire parce que je pense que les gens doivent savoir qu'un ancien Président français a harcelé sexuellement une journaliste, en l'occurrence moi, après une interview», avait expliqué la journaliste. Elle se disait encouragée par le mouvement #MeToo.

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