«Sado et Maso»: un montage homophobe de la CGT suscite une vague d’indignations sur le Net - photo

Sur fond de décision de justice ordonnant l’arrêt de l’usine Renault de Sandouville, la section CGT Info Com a tenté de provoquer le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, en publiant un montage jugé homophobe par de nombreux militants et associations, qui ont demandé sa suppression.
Sputnik

Samedi 9 mai, le compte Info’Com-CGT a publié un montage douteux pour s’attaquer à Laurent Berger, lequel avait critiqué l’organisation syndicale pour avoir obtenu la fermeture de l’usine Renault-Sandouville à cause de mesures de sécurité jugées insuffisantes par la justice.

Intitulé «Sado et Maso, une production MEDEFDT», l’image représente une affiche de film et montre le secrétaire général de la CFDT en compagnie du patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, tous deux en tenue de cuir. La publication a suscité de vives réactions de la part d’associations et de militants.

D’autres comptes liés à la CGT ont eux aussi demandé la suppression de la publication.

Pour le premier adjoint à la mairie de paris, Emmanuel Grégoire, il s’agit clairement d’un message homophobe.

Ils défendent leur publication

Face aux critiques, la section Info’Com CGT a refusé de supprimer la publication et a nié son caractère homophobe. «Nous rappelons que le Sadomasochisme est une perversion sexuelle pratiquée par des hétérosexuels ou des homosexuels», a-t-elle affirmé.

La fermeture de l’usine Renault

Ce message intervient juste après que le principal intéressé, Laurent Berger, a dénoncé la position de la CGT, laquelle avait obtenu auprès de la justice la fermeture de l’usine Renault à Sandouville, en Seine-Maritime. Celle-ci avait repris son activité le 28 avril après avoir présenté un protocole sanitaire auprès des autorités, mais le tribunal du Havre en a décidé autrement ce jeudi.

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«La posture de la CGT est irresponsable et infondée [...] Cette fermeture obligée par le recours de la CGT est très grave», a dénoncé Laurent Berger sur France inter, déplorant la menace que cela représente pour les 700 intérimaires de l’usine qui resteront chez eux lundi. «Ce n'est pas un service rendu aux travailleurs», a-t-il conclu.

Une intervention qui n’a visiblement pas été bien prise du côté de la CGT, qui évoquait quant à elle des risques de sécurité pour les travailleurs. La direction de Renault a fait appel, indiquant que «la décision du tribunal porte principalement sur des modalités de présentation de l'ensemble des mesures de prévention aux institutions représentatives du personnel».

 

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