«Assurés-nus»: des restaurateurs font tomber le tablier pour que les assurances couvrent leurs pertes

Confrontés à d’importantes pertes provoquées par l’instauration du confinement, certains restaurateurs et hôtelliers ont relayé des photos sur lesquelles ils posent nus, en ne se couvrant qu’avec des écriteaux «Assurés-nus», afin d’appeler leurs assurances à les aider pour ne pas tomber en faillite.
Sputnik

Plus d’un mois après la fermeture des restaurants et des bars, certains restaurateurs et hôteliers du Puy-de-Dôme ont commencé à interpeller les compagnies d’assurance via des photographies où ils posent nus. Ils leur demandent ainsi de couvrir une partie de leurs pertes d’exploitation, relate France Info.

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Tous tiennent dans leurs mains des pancartes avec l’inscription à jeu de mots «assurés-nus» pour signaler que leurs entreprises subissent des pertes:

«On se sent lâchés, on a un système assurantiel qui ne répond pas présent, qui nous met dans une situation particulièrement délicate alors qu’on a besoin d’aide, on a besoin d’être renforcés pour pouvoir rouvrir demain avec beaucoup plus de sérénité», raconte Grégory Faverdin, propriétaire d’un restaurant à Clermont-Ferrand, cité par l’agence d’information.

Un quart de faillite potentielle

Faute de prise en charge des pertes d’exploitation à hauteur de 30%, le taux futur de faillite risque de se positionner entre 20 et 25% dans ce secteur, estime le président de l’Union des métiers et industries de l'hôtellerie Auvergne-Rhône-Alpes. Selon lui, il s’agit d’une situation dramatique car «un quart de nos entreprises n’existeraient plus à la réouverture de nos activités», déplore Alain Grégoire, qui tient également un hôtel.

Cependant, la Fédération française de l’assurance affirme que presque tous les contrats couvrant les entreprises ne prennent pas en compte l’événement épidémique:

«En effet, en fonction de sa durée et de son ampleur, une épidémie peut affecter tous les secteurs et avoir un impact sur l’activité économique globale, rendant ainsi ses conséquences économiques inassurables».

C’est la raison pour laquelle, l’organisme conseille aux signataires de consulter leurs contrats et de prendre contact avec leurs assureurs.

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