Ces produits alimentaires réduisent le risque de démence

Des chercheurs, principalement français, ont découvert que manger sain et équilibré réduisait le risque de neurodégénérescence chez les personnes âgées. La diversité des aliments est particulièrement importante, sachant qu’on a tendance à garder les mêmes combinaisons de repas tout au long de la vie.
Sputnik

Le secret d’un esprit sain lors de la vieillesse? Manger varié et équilibré. Des chercheurs de l’Université de Bordeaux viennent de publier les résultats de leur étude débutée il y a cinq ans. Ils ont cherché à déterminer quels aliments sont bénéfiques pour le cerveau, permettant ainsi de réduire le risque de démence.

«Il y a une interconnexion complexe des aliments dans l’alimentation humaine, et il est important de comprendre comment ces connexions, ou ces réseaux alimentaires, peuvent affecter le cerveau. L’alimentation pourrait être une solution prometteuse pour se préserver de la démence», a expliqué le docteur Cécilia Samieri, auteur de l’étude, citée par l’Académie américaine de neurologie.
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Leur étude, publiée mercredi 22 avril dans la revue Neurology, constituait à comparer le régime alimentaire de 209 personnes d’un âge moyen de 78 ans atteints de démence avec celui de 418 autres individus d’un âge similaire qui étaient lucides. La principale différence s’est trouvée non pas dans la quantité ou la combinaison des aliments, mais dans leur composition.

Une alimentation saine et variée

En effet, les personnes atteintes de démence mettaient l’accent sur la viande hautement transformée, comme la saucisse ou le pâté, qu’ils combinaient avec des pommes de terre, de l’alcool et des produits sucrés. Les autres privilégiaient de la volaille ou d’autres viandes accompagnées de fruits, légumes et fruits de mer. Leur régime alimentaire était donc en général plus varié.

«Nous avons constaté que des aliments sains plus diversifiés réduisaient le risque de démence», a résumé la scientifique. «En fait, des différences dans les réseaux alimentaires ont pu être constatées bien avant que les personnes atteintes de démence ne soient diagnostiquées».

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