Un arrêté municipal sur le port du masque obligatoire retoqué

Le préfet de l'Hérault a cassé l’arrêté d’un maire qui voulait rendre le port du masque obligatoire sur sa commune. La position de la préfecture rejoint celle du gouvernement sur le sujet.
Sputnik

Le maire de Vias, près de Béziers, s’est vu désavoué par son préfet, alors qu’il souhaitait rendre obligatoire le port du masque sur sa commune, rapporte un communiqué de la préfecture de l’Hérault, ce samedi 11 avril. 

Prêt à livrer 15 millions de masques, l’initiative d’un chef d’entreprise français bloquée par les autorités
Le maire Jordan Dartier avait en effet pris un arrêté en ce sens, préconisant le port du masque, «pour l’ensemble des personnes se déplaçant dans l’espace public situé sur sa commune». L’arrêté prévoyait également des verbalisations pour les contrevenants.

Dans une vidéo diffusée le 10 avril, le maire précisait prendre cette décision après avoir constaté que certains ne respectaient pas les mesures de confinement dans sa commune. À défaut de masques chirurgicaux ou FFP2, il encourageait l’emploi d’une «protection réalisée par d’autres procédés, type foulard, châle, à condition que ceux-ci couvrent le nez et la bouche».

Un arrêté jugé illégal

Le maire a finalement été obligé de retirer son arrêté, jugé «illégal» par la préfecture. Cette dernière indique dans son communiqué que le port d’un masque «doit être utilisé sous certaines conditions de bon usage, et ne peut être imposé».

«Cela part d'un bon sentiment. Mais le port obligatoire du masque n'est pas à l'ordre du jour actuellement», expliquent les autorités préfectorales à France 3 Occitanie.

Le 9 avril, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye avait déjà affirmé au micro de France Info que la généralisation du port du masque devait faire l’objet d’«un consensus scientifique».

Discuter