La restauration de la vie marine semble être possible d’ici 2050

Une récente étude estime que l’humanité a aujourd’hui les capacités nécessaires pour restaurer la vie marine d’ici 2050. Des progrès ont été réalisés dans la protection des océans, même si le chemin reste long, expliquent des spécialistes.
Sputnik

Une étude publiée dans la revue Nature avance des prédictions optimistes quant à l’avenir de la vie marine. 

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Les chercheurs soulignent la généralisation de méthodes de pêche plus durables et plus respectueuses des habitats marins fragiles, comme les mangroves ou les herbiers marins.

De même, certaines espèces qu’on croyait menacées voient leur population croître à nouveau. C’est le cas des baleines à bosse, dont la population est passée de quelques centaines en 1968, à près de 40.000 aujourd'hui, grâce à l’interdiction de leur chasse. Les loutres de mer se comptent également par milliers à présent, alors qu’il n’en restait que quelques dizaines dans les années 1980, relate le Guardian.

«L'un des messages primordiaux de cette étude est que si vous cessez de tuer la vie marine et que vous vous mettez à la protégez, elle revient. Nous pouvons changer les océans et nous savons que cela a du sens sur le plan économique, pour le bien-être humain et, bien sûr, pour l'environnement», a commenté au Guardian le professeur Callum Michael Roberts, biologiste de l'université d’York, impliqué dans l'étude.

Encore quelques points noirs

Les scientifiques indiquent également que les aires marines protégées sont passées de 0,9% en 2000 à 7,4% aujourd’hui. Des projets sont à l’étude pour étendre ces zones à 30% des océans d’ici 2030.

Quelques points noirs viennent néanmoins contrebalancer cet optimisme scientifique. L’étude pointe en particulier la pollution agricole et le déversement des déchets qu’elle provoque dans les océans. Ainsi, dans le golfe du Mexique de véritables «zones mortes» apparaissent, dues aux quantités de fumier et d'engrais s'écoulant des fermes du Midwest, précise le Guardian. De même, la surpêche continue d’exister, dans les eaux de l'Asie du Sud-Est et de l'Inde, où les pêcheries capturent les espèces sans distinction, pour en faire de la farine de poisson ou de l’huile.

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