Le 93 obtient «la palme» du non-respect du confinement, des renforts de police envoyés sur place

Avec une participation de 10% au total des amendes données le 18 mars pour non-respect du confinement, la Seine-Saint-Denis arrive en tête. Face à l’indiscipline, la police et la justice prennent des mesures supplémentaires. Des CRS ont été appelés en renfort et le placement en garde à vue pour mise en danger de la vie d'autrui a été autorisé.
Sputnik

Face à la forte hausse du nombre de verbalisations pour non-respect du confinement, les autorités du département haussent le ton, informe le 19 mars Le Parisien.

«À partir d'aujourd'hui [jeudi 19 mars, ndlr] nous montons en puissance pour saturer le terrain», a indiqué un policier au quotidien, annonçant «une grosse présence et un travail de fond».

Pour faire respecter le confinement, des renforts en effectifs départementaux et des CRS ont été mobilisés pour soutenir les commissariats. Dans la ville de Plaine Commune, une trentaine de procès-verbaux (PV) ont été adressés mercredi 18 mars. Le 19, le nombre était de 70.

Une mesure forte prise par la justice

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Au-delà de la simple amende de 135 euros, les individus ne respectant pas le confinement peuvent désormais être placés en garde-à-vue, mesure qui a déjà touché au moins cinq personnes le 19 mars en Seine-Saint-Denis et dans le Pas-de-Calais.

En outre, à partir de demain et jusqu'à nouvel ordre, les abords du canal de l'Ourcq, les parcs et squares seront interdits aux piétons car «il y a encore trop de monde» qui circule, selon le quotidien qui cite la préfecture.

Ce sera le cas dans toute l'Île-de-France. Les autorités pourraient également prendre des mesures restrictives sue les marchés en raison de la promiscuité trop importante.

Le mauvaise élève

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La Seine-Saint-Denis est l’un des départements qui a du mal à intégrer les règles de circulation avec plus de 1.300 verbalisations depuis le début du confinement, selon les chiffres relayés par Le Parisien. Rien que sur la journée du 18 mars, le nombre d'amendes infligées dans ce département a constitué 10% du total sur l'ensemble de la France.

Ainsi, après qu’Emmanuel Macron a annoncé l'instauration du confinement, une quinzaine de poubelles ont été brûlées dans le quartier des 3.000 à Aulnay-Sous-Bois, et des individus ont lancé des projectiles aux pompiers et policiers dans la soirée du 16 mars.

Une montée des tensions que la cité n'avait pas connu depuis plusieurs mois. Dans la nuit du 18 au 19 mars, une voiture et plusieurs poubelles ont été incendiées à la cité de l'Europe. Cependant, aucun eu affrontement était à déplorer.

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