Profitant de l’occasion, un fabricant italien de masques médicaux envisage une introduction en Bourse

En cette période de pandémie de coronavirus, le groupe GVS, l’un des plus grands fabricants de masques chirurgicaux en Italie, a vu ses ventes exploser. L’entreprise est même en train de considérer une introduction à la Bourse de Milan, selon le Wall Street Journal.
Sputnik

Si le coronavirus a particulièrement fait plonger le secteur du tourisme en Italie, il a tout de même bénéficié à quelques entreprises. Le groupe italien GVS, spécialisé dans la fabrication de filtres, notamment ceux utilisés pour les masques de protection respiratoire, envisage sérieusement de s’introduire à la Bourse de Milan, a rapporté le Wall Street Journal.

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GVS a confié aux banques d’affaires Goldman Sachs et Mediobanca le lancement d’un appel d’offres dès le mois d’avril, si une introduction en Bourse reste viable, a précisé le quotidien financier américain. L’entreprise a breveté plusieurs concepts de masques réutilisables ou jetables et s’est développée grâce à ses nombreuses innovations dans le domaine des filtres. Ses produits sont destinés aussi bien aux secteurs médial et pharmaceutique qu’à l’automobile, l’électroménager ou encore industriel.

La production et la vente explosent avec l’arrivée du coronavirus

Le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 203 millions d’euros en 2018, et 94% de ses ventes ont été réalisées hors d’Italie dans 60 pays. «Grâce» au coronavirus, il a vendu déjà autant de masques cette année que sur toute l’année 2019. GVS fait partie du peu d’entreprises qui n’ont pas été négativement impactées par la pandémie mondiale, a confié son directeur général, Massimo Scagliarini, au Wall Street Journal.

Depuis l’explosion du nombre de cas en Italie, l’Agence de protection civile a demandé au groupe GVS d’augmenter considérablement sa production de masques. Alors que la moyenne par mois se situait autour de 150.000, l’entreprise sera en mesure d’en fabriquer 600.000 d’ici la fin du mois de mars, a indiqué le Financial Times. Ils seront distribués au personnel médical, à la police et aux militaires.

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