Harvey Weinstein condamné à 23 ans de prison pour agression sexuelle

Le producteur Harvey Weinstein a été condamné mercredi 11 mars à 23 ans de prison après avoir été reconnu coupable le mois dernier d'agression sexuelle et de viol sur deux femmes.
Sputnik

La justice américaine a prononcé ce mercredi 11 mars une peine de 23 ans de prison à l'encontre de l’ex-producteur de cinéma Harvey Weinstein, précédemment reconnu coupable d'agression sexuelle et de viol.

Harvey Weinstein reconnu coupable d'agression sexuelle et de viol

Prononcée par James Burke, juge de Manhattan, la peine apparaît comme lourde compte tenu de l'âge de l'ancien magnat d'Hollywood, 67 ans.

Les avocats de M.Weinstein avaient demandé au juge James Burke une peine de cinq ans, soit le minimum légal selon les textes de l'État de New York.

«Compte tenu de son âge, toute peine supérieure au minimum légal [...] équivaudrait à une condamnation à perpétuité», avaient-ils écrit, cité par l’AFP.

Ils avaient par ailleurs fait valoir que depuis octobre 2017, leur client avait perdu sa femme qui l'a quitté, son emploi, sa société et faisait encore face à des manifestations d'hostilité constantes, sans compter qu’il avait aussi deux jeunes enfants de 6 et 9 ans.

Quant à Harvey Weinstein, il s'est dit durant son allocution victime du mouvement #MeToo.

«J'étais le premier exemple et maintenant, il y a des milliers d'hommes accusés. […] Je suis inquiet pour ce pays», a-t-il expliqué.

Décision du jury

Le jury a eu besoin de cinq jours pour parvenir le 24 février à une décision unanime sur certains chefs d'accusation, condition nécessaire pour prononcer un verdict. Les jurés devaient s'appuyer sur le témoignage de trois femmes, parmi les plus de 80 qui ont accusé Harvey Weinstein de harcèlement ou agression sexuelle.

Harvey Weinstein hospitalisé alors qu'il était en route vers la prison

Au final, le jury ne l'a jugé coupable que pour les deux chefs les moins graves: l'agression sexuelle de l'ancienne assistante de production Mimi Haleyi en 2006, et le viol de l'actrice Jessica Mann en 2013.

Il a, en revanche, relaxé le producteur d'un chef de viol plus grave lié à Jessica Mann, mais surtout de la circonstance aggravante de comportement «prédateur».

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