Un Girondin a dissimulé une caméra dans les toilettes pour filmer ses collègues à leur insu

L’employé d’une entreprise de Gironde est passé devant le tribunal pour avoir photographié et filmé ses collègues féminines à leur insu pendant près d’un an. Il avait dissimulé une petite caméra sous le lave-main des toilettes, qu’il venait récupérer chaque soir. Quatre mois de prison avec sursis ont été requis par le parquet.
Sputnik

Vendredi 6 mars, un homme de 39 ans a été jugé devant le tribunal correctionnel de Bordeaux, en Gironde, pour «voyeurisme aggravé», a rapporté Sud-Ouest. En effet, pendant presque un an, cet employé d’une société de courtage à Mérignac, dans la banlieue bordelaise, a dissimulé une caméra dans les toilettes des femmes de son lieu de travail. Chaque soir, il venait la récupérer pour en récolter les images.

Le voyeur a mis en place son dispositif à partir de juin 2018, et a récolté photos et vidéos de ses collègues féminines dans leur intimité jusqu’au 21 mai 2019. C’est à ce moment qu’une salariée a fini par s’en apercevoir grâce à la petite lumière clignotante de la petite caméra, laquelle était placée sous un lave-main, au niveau de la tuyauterie.

Des centaines de fichiers malsains sur son ordinateur

Les policiers sont venus perquisitionner son domicile, et ont découvert 202 vidéos et près de 700 captures d’écran, chaque fichier comportant les initiales de la personne filmée. Il a immédiatement avoué les faits. Les enquêteurs ont comptabilisé 26 victimes différentes, a indiqué le média local.

Il intervient pour protéger une jeune femme d’un pervers qui filmait sous sa jupe – vidéo

Lors de l’audience, 10 plaignantes étaient présentes devant leur ancien collègue. Celles-ci craignaient particulièrement que les vidéos et photos aient été partagées ou diffusées, selon Me Jessica Sanchez, avocate de trois d’entre elles. Pour ces faits, ce père de famille a été licencié et a dû quitter le foyer familial pour se réfugier chez ses parents. Il aurait retrouvé un travail de manutentionnaire, a relaté Sud-Ouest.

Le parquet a requis quatre mois d’emprisonnement avec sursis, une obligation de soins et une obligation d’indemniser les parties civiles. La décision sera rendue vendredi 13 mars.

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