Des chercheurs expliquent pourquoi les habitants des grandes villes vivent moins longtemps

Une étude menée pendant 30 ans a démontré que l’atmosphère de la plupart des grandes villes est saturée de «mauvais ozone», un gaz toxique pour les humains, les animaux et les plantes. D’où un impact non négligeable sur la santé.
Sputnik

L’étude de 45.165.171 décès dans 406 villes de 20 pays a établi un lien entre la mortalité et la teneur de l’air en «mauvais ozone», un gaz dangereux pour les humains, les animaux et les plantes. Les résultats ont été publiés par la revue The BMJ.

Contrairement à l’ozone stratosphérique situé à une altitude de 20 à 30 kilomètres et dont la couche protège la surface de la Terre contre les rayonnements ultraviolets du Soleil, le «mauvais ozone» ou l’ozone troposphérique est la principale composante du smog et représente un grave danger pour les êtres vivants.

Gaz oxydant dérivé de l’activité humaine

Le smog engloutit New Delhi, perturbant le trafic aérien
L’ozone troposphérique est un gaz oxydant hautement réactif que l’on trouve dans les environnements urbains et suburbains et provenant essentiellement de l’activité humaine. Son taux augmente sensiblement lorsque des matières polluantes de l’atmosphère des grandes villes entrent, au soleil, dans des réactions photochimiques. Cela conduit à l’apparition du smog, surtout en cas de météo ensoleillée et calme.

Un polluant aux multiples effets néfastes

Des études ont signalé que l’exposition à ce polluant était associée à des effets néfastes sur la santé, y compris une augmentation de la mortalité et de la morbidité.

L’ozone troposphérique exerce un effet toxique général, irritant, cancérigène et mutagène sur l’organisme humain. Se trouver quotidiennement dans un milieu où sa concentration est supérieure à la norme pourrait conduire à la mort prématurée.

L’étude a été menée dans 406 villes de 20 pays entre 1985 et 2015.

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