Un skieur dénonce un membre de la sécurité de Macron pour l’avoir violemment percuté sur une piste

Un otorhinolaryngologiste bordelais affirme avoir été heurté par l’arrière sur une piste de la station de La Mongie en 2017 par un membre de la sécurité d’Emmanuel Macron, qui s’y trouvait à l’époque en vacances. Le médecin avait déposé plainte contre X, mais l’enquête n’a toujours pas abouti.
Sputnik

Le 26 décembre 2017, le médecin Jean-Pierre Guyomarc’h, maintenant âgé de 66 ans, a été percuté de manière violente par un inconnu sur une piste de la station de La Mongie du Grand Tourmalet (Hautes-Pyrénées). Il a été grièvement blessé et souffre toujours de séquelles, selon Sud-Ouest.

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Le médecin est persuadé qu’il a été percuté par un membre de la sécurité d’Emmanuel Macron qui y était en vacances au même moment.

«Je les [membres de sécurité, ndlr] ai aperçus dans la ligne de crête, je me suis retourné deux fois et j’ai bien vu des hommes en noir. Je connais cette piste. Les remontées mécaniques étaient arrêtées. Il n’y avait personne à part moi», indique-t-il.

«Je veux savoir» la vérité

Pourtant, l’ancien directeur de la station pyrénéenne n’est pas d’accord avec la version de M.Guyomarc’h.

«J'ai passé la journée à skier avec Emmanuel Macron et son équipe de sécurité. À ce moment-là, nous étions à l'autre bout de la station. Tout est enregistré. À 14h15, les passages aux remontées mécaniques attestent que nous étions sur le secteur de la Piquette et de l'Ayré, loin de la piste de Toue. C'est facile à contrôler», avait raconté Henri Mauhourat à La Dépêche en février 2019.

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Le médecin et son avocat affirment toutefois que M.Mauhourat parle «de la journée du 27 décembre et non de celle du 26, il dit qu’il faut arrêter de psychoter».

La victime avait porté plainte contre X quelques jours après l’accident mais l’affaire n’est toujours pas close. L’homme a été récemment entendu par le juge d'instruction de Tarbes, en charge du dossier. Il devra bientôt faire l’objet d’une expertise médicale.

«Je n’accuse personne mais je veux savoir, j’en ai besoin», souligne Jean-Pierre Guyomarc’h, ajoutant qu’il est «breton» et qu’il a décidé de ne pas «baisser les bras».

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