En Iran, le plan des États-Unis pour Israël et la Palestine a été rebaptisé «stratagème du siècle»

Le plan de Donald Trump visant à contribuer au règlement du conflit israélo-palestinien a été renommé «stratagème du siècle» par un conseiller du guide suprême de la Révolution islamique. Il a précisé que le Président des États-Unis «vis[ait] en fait à diviser les pays islamiques» avec ce projet.
Sputnik

Ali Akbar Velayati, conseiller du guide suprême de la Révolution islamique Ali Khamenei, a, ce jeudi 30 janvier, rebaptisé «stratagème du siècle» le plan américain de règlement du conflit israélo-palestinien (au lieu d’«accord du siècle»), et a détaillé les idées de Téhéran à ce sujet.

Poutine et Netanyahou ont eu «une discussion profonde et détaillée» autour de l'«accord du siècle»

Le Président Trump a lancé un projet «qui vise en fait à diviser les pays islamiques», a déclaré Velayati lors d'une conférence de presse.

Il a également corrigé un journaliste qui avait utilisé le terme «accord du siècle» dans sa question, disant qu'il était plus approprié de l’appeler «stratagème du siècle». Les États-Unis n'y parviendront pas, a souligné le conseiller du dirigeant iranien, en exposant la vision de Téhéran sur la question israélo-palestinienne.

Selon lui, le droit au retour sur les territoires ancestraux devrait être exerçable par les réfugiés palestiniens, ainsi qu’un référendum pour la population palestinienne et un ordre politique établi doit être favorable à la majorité.

L’«accord du siècle» proposé par Donald Trump

L’«accord du siècle» proposé le 28 janvier par Donald Trump afin de contribuer au règlement du conflit israélo-palestinien promet aux Palestiniens 50 milliards de dollars d’investissements pour redresser l’économie palestinienne, créer des dizaines de milliers d’emplois et résorber le chômage. Le projet prévoit notamment l'institution d'un État palestinien et le maintien du statut de Jérusalem en tant que capitale indivisible d'Israël.

Toutefois, Mahmoud Abbas a déjà prévenu que ce plan ne passerait pas car, selon ses dires, Jérusalem n'est pas à vendre.

Discuter