Ce que l’on sait du nouveau virus qui a déjà fait un mort en Chine et se propage à l’étranger

Après qu’une épidémie de pneumonie d’origine inconnue a été signalée en Chine, touchant 41 personnes et causant la mort d'une autre, un cas a été recensé en dehors du pays, indique l’OMS. L’institution diffuse la façon de reconnaître la pathologie et les mesures entreprises par le pays visant à empêcher la propagation du virus.
Sputnik

Tandis que le nouveau type de pneumonie détecté dans la ville chinoise de Wuhan a déjà coûté la vie à un homme de 61 ans, un nouveau cas a été recensé en Thaïlande. C’est le premier pays où cette affection, appartenant à la même famille que le Sras (Syndrome respiratoire aigu sévère), se manifeste en dehors de la Chine où 41 contaminations ont été comptabilisées, indique l’OMS.

Plusieurs personnes ont également été hospitalisées avec les symptômes de cette nouvelle maladie à Singapour et en Corée du Sud. Cependant, les médias ont plus tard infirmé le lien entre ces cas et la pathologie sévissant en Chine.

La personne atteinte du coronavirus en Thaïlande, qui avait voyagé à Wuhan, a été identifiée le 8 janvier et hospitalisée le jour même, ce qui représente le premier cas hors des frontières chinoises, a fait savoir l’OMS.

739 autres personnes qui étaient en contact étroit avec les patients, dont 419 travailleurs médicaux, ont été placées sous observation médicale mais aucun cas apparenté n'a été trouvé.

Signes avant-coureurs

Comme il s’agit d’une pneumonie virale provoquée par un coronavirus, certains symptômes sont les mêmes que ceux qui accompagnent les autres cas de coronavirus, notamment, la fièvre, des douleurs dans tout le corps. Dans certains cas, le virus atteint les poumons, suscitant un halètement et des problèmes respiratoires. L’activité du virus dépend de l’âge et de l’état du système immunitaire de la personne contaminée.

Contre-mesures

Des épidémiologistes chinois avaient déchiffré tout le génome du coronavirus pendant des études en laboratoire autour du 9 janvier. Les recherches continuent, afin de définir les modes de transmission et les dimensions de propagation de l’agent pathogène, précise l’OMS.

À l’aéroport de Hong Kong, les autorités ont adopté un régime renforcé du contrôle sanitaire à la frontière et ont installé des scanners permettant de détecter les passagers fiévreux, a fait savoir Associated Press.

L’OMS n’a pas encore conseillé de mettre en place des mesures particulières pour les voyageurs et s’est opposé à l’instauration de restrictions visant les voyages en Chine et le commerce, soulignant la haute capacité du pays à lutter contre les nouvelles épidémies.

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