Isabelle Balkany «ivre de rage» après le transfert de son mari, qui «a failli claquer»

Patrick Balkany a été transféré le 27 décembre dans une unité hospitalière réservée aux détenus. Cette décision a été dénoncée par sa femme, inquiète quant à la santé de son époux.
Sputnik

Incarcéré depuis le 13 septembre et hospitalisé à l'hôpital Cochin, à Paris, depuis le 12 décembre, l’ex-maire de Levallois-Perret Patrick Balkany a été transféré vendredi 27 décembre à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Cette information a été diffusée sur les réseaux sociaux par son épouse Isabelle Balkany.

​Elle a indiqué que son mari avait été transféré dans un service sécurisé pénitentiaire, ce qui le priverait des spécialistes l’ayant suivi lors de son admission à l’hôpital en décembre. Elle s’est de plus indignée que le déplacement ait eu lieu en fourgon et non en ambulance. 

Depuis la prison, Patrick Balkany annonce sa candidature aux municipales de 2020
Selon le quotidien Le Parisien, la décision de ce transfert a été prise pour des raisons pratiques. Au début de son hospitalisation, Patrick Balkany était surveillé à temps plein par trois policiers. Il a maintenant intégré l'unité hospitalière sécurisée interrégionale, dédié aux détenus.

De graves problèmes intestinaux

L’ex-maire de Levallois-Perret est incarcéré depuis le 13 septembre suite à sa condamnation par le tribunal de grande instance de Paris à quatre ans de prison ferme pour fraude fiscale. Lors du procès en appel, mi-décembre, il avait été hospitalisé à Cochin pour de graves problèmes intestinaux.

«Patrick a vu un médecin trois minutes, hier [samedi 28 décembre, Ndlr], pareil aujourd'hui [dimanche 29, Ndlr]. Il recommence à avoir mal au dos. Sauf qu'il ne peut pas prendre des médicaments sans avis de son gastro-entérologue», a expliqué Mme Balkany au Parisien.

Elle n’a pas caché sa préoccupation, expliquant être «folle d’angoisse et ivre de rage».

«Il a failli claquer! Il a eu un infarctus digestif, rétrospectivement ça me fait frémir. Il avait entre 60 et 80% de chance d'y rester à cause de l'accumulation de médicaments», a-t-elle ajouté.
Discuter