Macron renonce à sa retraite: «Bientôt Bernard Arnault va annoncer qu’il renonce à ses tickets restaurants»

«Opération de communication», «démagogie»… Emmanuel Macron renonce à sa future retraite d’ancien Président. Mais cette annonce est loin de satisfaire l’opposition. Interrogé par Sputnik, Gérard Filoche estime que ce geste symbolique «n’a aucune chance de calmer les esprits».
Sputnik

En plein mouvement de grève contre la réforme des retraites, Emmanuel Macron a décidé de faire un geste symbolique. Le Président de la République renonce à sa future pension d’ancien chef de l’État.

Un geste qui ne fait pas l’unanimité auprès de l’opposition. C’est le cas notamment de Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France insoumise: «C'est insupportable, il n'y a que les grands seigneurs, les très riches, les importants qui peuvent se permettre ce genre de libéralités.»

«Il a les moyens de se passer d'une retraite de 6.000 euro, mais la plupart des gens n'ont pas ces moyens. […] Qu'est-ce que ça veut dire? Je renonce à ma retraite et donc vous aussi vous pourriez y renoncer», a fustigé Mélenchon sur le plateau de BFM TV.

À droite, Nicolas Dupont-Aignan dénonce une «énième opération de communication». Au micro de Sputnik France, Gérard Filoche, militant de gauche, annonce que ce renoncement constitue le début d’une série:

«Bientôt, Bernard Arnault va annoncer qu’il renonce à ses tickets restaurants, Carlos Ghosn va renoncer à sa maison à Rio, et ça va continuer comme ça», ironise l’ancien inspecteur du travail qui parie que «d’ici le moment de sa retraite, il aura certainement changé d’avis». D’ailleurs, il estime que ce geste symbolique «n’a aucune chance de calmer les esprits».
Macron renonce à sa retraite: «Bientôt Bernard Arnault va annoncer qu’il renonce à ses tickets restaurants»

Décision présidentielle

L'Élysée a confirmé le 21 décembre qu'Emmanuel Macron renonçait par avance à sa future retraite d'ancien Président de la République équivalente au salaire d'un conseiller d'État, soit 6.220 euros bruts mensuels, devenant ainsi le premier Président à renoncer au bénéfice de la loi du 3 avril 1955. Le chef de l’État a également décidé de ne pas siéger à l'avenir au Conseil constitutionnel dont les anciens Présidents sont membres de droit à vie, avec une indemnité de 13.500 euros.

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