«Longue conversation» confidentielle entre Sarkozy et Ghosn, avec l’aval de Macron, selon le JDD

Tandis que certains parlementaires français souhaitent que Carlos Ghosn, patron déchu de Renault-Nissan, soit rapatrié et jugé en France, Nicolas Sarkozy lui a rendu visite à Tokyo, qualifiant d’«indigne» de manquer la possibilité de le rencontrer. Cette entrevue a été approuvée par Emmanuel Macron précise le Journal du dimanche.
Sputnik

L’ancien Président français Nicolas Sarkozy s’est entretenu en toute confidentialité, au Japon, avec le PDG déchu de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, soupçonné d’abus de biens sociaux, a annoncé le Journal du dimanche. Selon l’hebdomadaire, Emmanuel Macron avait donné son aval à cette rencontre.

Lors de son déplacement officiel à Tokyo pour représenter la France à la cérémonie d’intronisation du nouvel empereur nippon, l’ex-dirigeant de la République française a rendu visite à Carlos Ghosn, qu’il a qualifié de «très grand patron français». Actuellement, l’ex-PDG vit sous haute surveillance en attendant son procès.

«Nous avons eu une longue conversation», a commenté Nicolas Sarkozy, interrogé par le JDD sur cette entrevue qui a duré une heure et demie à l’ambassade de France. En outre, l’ancien Président aurait «jugé indigne d’être là et de ne pas essayer de le [Carlos Ghosn] voir», d’après l’hebdomadaire.

Affaire Carlos Ghosn

Arrêté le 19 novembre 2018 à Tokyo, Carlos Ghosn a été accusé d’abus de confiance aggravé et de fausses déclarations aux autorités pendant son mandat chez Nissan, et notamment de ne pas avoir déclaré 30 millions de revenus touchés entre 2010 et 2015.

Au total, il a passé quelque 130 jours en détention dans la capitale japonaise. Plus tard, il a été à nouveau incarcéré pour une durée de trois semaines suite à de nouvelles poursuites engagées par le parquet de Tokyo.

L’ancien PDG de Renault-Nissan a été libéré sous caution le 25 avril 2019, ayant accepté de payer une amende civile d’un million de dollars. Il s’est vu interdire de diriger une entreprise ou d’être membre d’un conseil d’administration pendant 10 ans. Soumis à un contrôle judiciaire sévère, il ne peut quitter le Japon, ni communiquer avec sa femme.

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