Nadine Trintignant prend la défense de Roman Polanski, «un petit Polonais sorti du ghetto»

La réalisatrice Nadine Trintignant a pris la défense de Roman Polanski qui a de nouveau été accusé de viol, cette fois-ci par une Française, estimant qu’il était victime de sa célébrité. Cette défense n’a pourtant pas été au goût de tout le monde.
Sputnik

Alors que la promotion de «J’accuse», le nouveau film de Roman Polanski qui sort en salles ce 13 novembre, a été perturbée par une nouvelle accusation de viol portée cette fois-ci par une photographe française – une avant-première et des entretiens ont été effectivement annulés – la réalisatrice Nadine Trintignant a exprimé son soutien à cet «immense metteur en scène» franco-polonais. 

Sur le plateau de BFM TV, elle a notamment évoqué la «jalousie».

​«Je trouve très grave de l'embêter en ce moment, où il y a une remontée de l'antisémitisme en Europe, le jour de la sortie de son film sur Dreyfus», a-t-elle lancé.

Elle a admis que ce qu’il a fait il y a 44 ans était «une chose grave», ajoutant pourtant qu’au cours de cette période il y a eu un nombre énorme de femmes violées sans que les noms des hommes ayant commis cette «mauvaise action» ne soient connus.

«Ce ne serait pas Roman Polanski, on lui ficherait la paix. [...] On est toujours contre lui. Il y a la jalousie [envers] quelqu'un qui a réussi alors que c'était un petit Polonais sorti du ghetto.»

Et d’ajouter qu’elle avait plutôt tendance à croire Polanski et non pas la femme «qui a mis 44 ans à réfléchir pour le dénoncer».

Incompréhension de certains internautes

Pourtant, cette position de Nadine Trintignant n’a pas fait écho auprès de nombreux internautes qui ont commenté ses propos en ligne.

​D’autres ont rappelé que la fille de la réalisatrice, Marie Trintignant, avait été victime de féminicide.

Le naufrage du cinéma français...

Sa fille meurt sous les coups d'un homme et elle défend #Polanski réclamé par les États-Unis pour des faits de viol...

​Nouveau tollé autour de Polanski

Le Parisien a publié la semaine dernière le témoignage de la photographe française Valentine Monnier qui a déclaré qu’à l’âge de 18 ans, en 1975, elle avait été «rouée de coups» et violée par Roman Polanski. L’avocat de ce dernier a réfuté ces accusations.

En 1977, le cinéaste avait déjà été condamné pour avoir drogué et violé une fillette de 13 ans lors d’une séance photo. D’autres femmes l’ont accusé de viol mais il n’a pas été jugé pour ces faits.

Discuter