Le château de Versailles dit avoir perdu près d’un demi-million d’euros à cause d’une billetterie occulte

D’ex-employés du château de Versailles ont été condamnés à des peines de prison pour avoir organisé une billetterie parallèle. L’établissement a évalué le préjudice causé à 450.000 euros en moins d’un an, chiffre qui est contesté par les avocats des condamnés.
Sputnik

Cinq hommes et une femme ont été condamnés mardi 5 novembre par le tribunal correctionnel de Versailles à des peines allant de deux mois de prison avec sursis à trois ans de prison dont deux ferme pour avoir mis en place une billetterie parallèle au château de Versailles, relate Le Parisien.

La combine dénoncée par un membre pris de remords

Le journal indique qu’une plainte pour escroquerie avait été déposée par un responsable du château en octobre 2016. Celui-ci a soupçonné des saisonniers embauchés de mars à octobre d’avoir organisé un système de vente de faux billets d’entrée au château.

L’escroquerie a été dénoncée par un cadre participant au système pris de remords. Le château a estimé le préjudice à 450.000 euros entre janvier et octobre 2016.

Les tickets revendus contre de l’argent liquide

Selon Le Parisien, initialement les escrocs récupéraient les tickets bleus destinés aux groupes qui prennent le petit train et les revendaient devant le château contre de l'argent liquide. Après l’introduction des bracelets déchirables, ils ont organisé la vente de faux billets d’entrée pour le spectacle des Grandes Eaux.

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Puisque le code-barres de leurs billets ne fonctionnait pas, les malfaiteurs laissaient passer les touristes en prétextant une panne du système informatique.

L’organisateur connu des services de police

Une source proche du dossier a confié au Parisien que l’affaire avait été montée par un employé déjà connu des services de police et que tous les participants avaient touché leur part de 25.000 euros.

Tous les employés en question ont été arrêtés en flagrant délit et tous sont passés aux aveux.

Quant au préjudice estimé par le château à 450.000 euros, leurs avocats trouvent qu’il est «exorbitant» et calculé «en fonction du manque à gagner par rapport aux années précédentes alors qu’en 2016 les touristes ont déserté la France à cause de la multiplication des attentats terroristes».

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