Un pompier blessé par un CRS à Paris: «je me suis fait tirer dessus à bout portant» - vidéo

Une vidéo d’un pompier qui s’adresse à Emmanuel Macron après la manifestation des pompiers à Paris a été largement partagée sur les réseaux sociaux. Ces images viennent s’ajouter à d’autres vidéos montrant des soldats du feu blessés le 15 octobre dans la capitale.
Sputnik

Un membre des forces de l’ordre a tiré «à bout portant» sur un pompier pendant la manifestation de ce mardi 15 octobre à Paris, alors que ce dernier ne voulait que secourir un ami. Le témoignage vidéo de ce manifestant a été partagé plus de 4.500 fois sur Twitter.

«Qu’est-ce qu’il s’est passé? C’est que je me suis fait tirer dessus à bout portant. Il m’a regardé droit dans les yeux. Je lui dis que je ramasse un copain, il me tire dessus. Il y a une partie ici, une autre là. Le pantalon a éclaté […]. C’est un CRS. Moi, je suis pompier […]. On en est où? […] Aujourd’hui d’arrête! Je suis pompier, c’est terminé! Ça fait onze ans que je fais ce métier, c’est fini», indique cet homme.

Après la publication de cette vidéo, de nombreux commentateurs sur les réseaux sociaux ont affirmé qu’il s’agissait d’un faux. Mais Checknews de Libération a confirmé l’identité du pompier, qui travaille dans l’Essonne, se référant aux syndicats CGT et Avenir Secours Essonne.​

Des internautes ont également partagé ce mardi d’autres vidéos montrant des manifestants qui reçoivent les premiers soins dans les rues de Paris.

​Organisée à l’appel de neuf syndicats, la manifestation des pompiers professionnels a réuni plusieurs milliers de personnes venues de toutes les régions de France. Parmi les revendications, des garanties face aux agressions dont les pompiers sont victimes en intervention, ainsi que la revalorisation de la prime de feu à 28% du salaire de base, contre 19% actuellement, à hauteur des primes de risques accordées aux agents de police.

​Parti de la place de la République, le cortège est arrivé place de la Nation vers 18h00 en passant par celle de la Bastille. La fin de l’action de protestation a été marquée par des tensions entre policiers et manifestants place de la Nation et devant l’Assemblée nationale où un rassemblement sauvage avec un sit-in s’est tenu en fin de journée. Les forces de l’ordre ont lancé des grenades lacrymogènes et utilisé des canons à eau.

Le soir, la préfecture a fait état de six interpellations «pour violences et jets de projectiles» et de trois blessés dans les rangs de la police.

Discuter