Macron précise les risques de l’opération turque Source de paix en Syrie

L'opération turque en Syrie risque de créer «une situation humanitaire insoutenable», a déclaré Emmanuel Macron, ajoutant que la France et l’Allemagne s’étaient accordées sur leur volonté que l’offensive prenne fin.
Sputnik

L'offensive turque contre les forces kurdes en Syrie risque de créer «une situation humanitaire insoutenable» et d'«aider» le groupe Daech* «à réémerger dans la région», a déclaré Emmanuel Macron en recevant la chancelière allemande Angela Merkel, dimanche soir à l'Élysée.

«Nous avons échangé, qui avec le Président Trump qui avec le Président Erdogan et nous avons passé le message clair de notre volonté commune est que cette offensive cesse. Notre conviction à l'un et l'autre est que cette offensive prend le risque d'une part, et nous le constatons d'ores et déjà sur le terrain, de créer des situations humanitaires insoutenables et, d'autre part d'aider Daech* à réémerger dans la région», a déclaré M.Macron.

«J'ai parlé un heure avec le Président Erdogan, nous devons tenir compte des intérêts et de la sécurité de la Turquie. Mais nous pensons aussi qu'il faut mettre un terme à cette invasion turque, car il y a des raisons humanitaires et on ne peut pas accepter cette situation contre les Kurdes», a ajouté Angela Merkel.

Face à cette situation, «nous resterons très coordonnés, comme nous l'avons été pour signifier aux Turcs la fin de toutes nos ventes d'armes, mais également sur les initiatives à prendre dans les prochaines heures et les prochains jours», a résumé M.Macron.

Le Président de la République avait déjà exigé que l'offensive turque prenne fin, estimant qu’elle risquait d'aider Daech* à reconstruire son califat.

Pour discuter de la situation dans le nord-est syrien, un conseil restreint de défense est prévu ce dimanche à 22h00 au palais de l’Élysée, a appris l’AFP d’une source auprès de la présidence.

Le 9 octobre, Ankara a annoncé lancer une opération militaire en Syrie censée nettoyer les régions frontalières des combattants des YPG et d’y créer une «zone de sécurité» qui devra accueillir les réfugiés syriens.

*Organisation terroriste interdite en Russie

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