Le pape met en garde contre les dangers potentiels de l’intelligence artificielle

L’intelligence artificielle pourrait aboutir à une forme de «barbarie» où la loi du plus fort règnerait si cette technologie n’était pas contrôlée, d’après le pape qui s’est adressé aux PDG de la Silicon Valley, rapporte le Daily Mail.
Sputnik

Le pape François a mis en garde les géants de la technologie pour que l’intelligence artificielle (IA) ne conduise pas à une nouvelle «forme de barbarie», caractérisée par l’application de la loi du plus fort, a indiqué le Daily Mail. Cette déclaration du souverain pontife a été faite lors d’une conférence de trois jours qui s’est tenue fin septembre au Vatican avec les représentants des entreprises établies dans la Silicon Valley.

Le chef de l'Église catholique a félicité les employés du secteur de la technologie, au nombre desquels figuraient les PDG de Facebook, Mozilla, Western Digital, Reuters, pour leurs succès remarquables. Mais il a aussi exprimé ses préoccupations des «implications de plus en plus importantes [de l’intelligence artificielle, ndlr] dans tous les domaines de l'activité humaine».

Éviter de manipuler les gens

S’adressant à tous les participants de la conférence, il a également alerté sur l’utilisation de l’IA pour «faire circuler des opinions tendancieuses et de fausses données, “empoisonner” les débats publics et même manipuler les opinions de millions de personnes», «au point de mettre en danger les institutions à même de garantir une coexistence civile pacifique».

«Si le soi-disant progrès technologique de l'humanité devenait l’ennemi du bien commun, cela conduirait à une régression regrettable vers une forme de barbarie dictée par la loi du plus fort», a déclaré le souverain pontife, cité par le portail Crux.

Le discours du pape François a ainsi emboîté le pas aux tweets d’Elon Musk, PDG de Tesla et de SpaceX, selon lequel cette technologie ne tarderait pas à manipuler les réseaux sociaux. Quant aux bots anonymes, ils doivent être rapidement examinés de près, avant que «quelque chose se passe».

​Organisé par le Conseil pontifical pour la culture et le Dicastère du service de développement humain intégral, l’événement a été intitulé «Le bien commun à l’ère numérique».

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