Richard Ferrand rattrapé par d’anciens tweets sur Fillon après sa mise en examen

Après la mise en examen du président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand dans la nuit du 11 au 12 septembre pour «prise illégale d’intérêts», d’anciens tweets du député reprochant les déboires judicaires du candidat Les Républicains en 2017, François Fillon, refont surface.
Sputnik

Ce jeudi 12 septembre, le parquet de Lille annonçait la mise en examen du président de l'Assemblée nationale, le député LREM Richard Ferrand, pour «prise illégale d’intérêts» dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne. Cette décision judiciaire a fait ressortir les propos que M. Ferrand avait tenus au sujet de l’affaire Fillon en 2017, condamnant le candidat LR.

En  effet, lorsque François Fillon avait été mis en examen pour détournement de fonds publics, M. Ferrand avait notamment indiqué sur son compte Twitter :

​Dans un communiqué de presse transmis à l’AFP, Richard Ferrand a annoncé qu’il n’avait pas l’intention de démissionner. La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a quant à elle déclaré sur Europe 1:

«Il est logique que le président de la République lui garde toute sa confiance, parce que c’est un homme loyal, droit, qui a eu un parcours politique exemplaire», avant de souligner «Richard Ferrand est mis en examen, donc jusqu’à preuve du contraire il est présumé innocent».

Le président du groupe LREM Gilles Le Gendre a lui aussi exprimé son soutien à M. Ferrand en twittant:

​Affaire des Mutuelles

Il est reproché à Monsieur Ferrand d’avoir, dans un montage immobilier, favorisé la société de sa concubine lorsqu’il était à la tête des Mutuelles de Bretagne. Un appartement possédé par une société détenue par sa compagne, crée «dans l’urgence» avait été choisi parmi trois offres pour accueillir les bureaux des Mutuelles. L’appartement en question aurait été acheté quelques mois avant l’appel d’offres avec le concours de M. Ferrand lui-même.

Suite aux révélations du Canard Enchaîné à ce sujet, Monsieur Ferrand, qui venait d’être nommé ministre de la Cohésion des territoires, avait dû démissionner. L’enquête était restée au point mort depuis 2018, jusqu’à cette mise en examen.

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