Édouard Philippe fait part de l’«objectif de la France» pour la prochaine présidentielle en Tunisie

Interpellé à l’Assemblée nationale sur l’arrestation d’un candidat à la présidentielle tunisienne, Édouard Philippe a affirmé que «nous sommes attentifs et confiants» dans le déroulement de cette élection, précisant que la France souhaitait que ce rendez-vous électoral se passe «dans les meilleures conditions possibles».
Sputnik

En réponse à une question posée par le président de l’UDI Jean-Christophe Lagarde, concernant l’arrestation de Nabil Karoui, candidat à l’élection présidentielle tunisienne, le Premier ministre Édouard Philippe a déclaré, mardi 10 septembre, à l’Assemblée nationale, que la France était «attentive et confiante» à l’approche du scrutin du 15 septembre.

«Je veux dire combien nous sommes attentifs et confiants dans la capacité de ce pays à s'inscrire dans la ligne qu'il a lui-même choisie et que nous soutenons politiquement, diplomatiquement, avec beaucoup d'engagement», a déclaré le Premier ministre, selon l’agence France-Presse (AFP). «La Tunisie, comme la France, a connu il y a quelques années la déstabilisation terroriste et a fait le choix d'une vitalité démocratique qui lui permet de regarder le futur avec confiance», a-t-il ajouté.

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Édouard Philippe a souligné qu’«organiser des élections dans un pays, qui revient à la démocratie, n'est jamais simple et n'est jamais acquis, c'est toujours un défi». «C'est un défi que la Tunisie doit aborder avec confiance et qu'elle aborde, je crois, avec l'envie de montrer qu'elle n'a pas varié dans le choix fondamental qu'elle a réalisé», a-t-il estimé, précisant que «l'objectif de la France, c'est de faire en sorte que ces échéances électorales se déroulent dans les meilleures conditions possibles».

Lundi 2 septembre, la campagne électorale pour l’élection présidentielle anticipée du 15 septembre a commencé, et prendra fin le 13 septembre, conformément aux dispositions de la loi électorale.

En tout 26 candidats, dont l'actuel chef du gouvernement, Youssef Chahed, son ministre de la Défense, Abdelkrim Zbidi, le président par intérim du parlement, Abdelfattah Mourou, ainsi que l'ancien chef d'État Moncef Marzouki et deux anciens Premiers ministres, Hamadi Jebali et Mehdi Jomaa, sont en lice.

Le nombre total d'électeurs inscrits au scrutin présidentiel de septembre et aux législatives d'octobre est de 7,2 millions.

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