Yann Moix promet à BHL une place dans son «cœur jusqu'à la fin des temps»

En dépit des commentaires jugés antisémites de Yann Moix qui avaient été publiés dans un magazine artisanal en 1989-90 et qui visaient BHL, ce dernier a dit croire au «repentir» de l’écrivain. «Bouleversé» par une telle réaction, Moix a dit que Bernard-Henry Lévy avait une place dans son «cœur jusqu'à la fin des temps», jusqu'à son «dernier souffle».
Sputnik

L’écrivain Yann Moix a commenté les propos de Bernard-Henry Lévy publiés dans une tribune du Point, ce dernier y livrant son sentiment quant aux dessins et écrits à caractère antisémite qui le visaient et qui étaient parus dans un magazine artisanal en 1989-90. Moix avait à l’époque 21 ans.

BHL a indiqué qu'il croyait au «repentir» de l'écrivain.

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Pour sa part, Yann Moix a dit être bouleversé par «cette élévation de pensée, cette propension à tourner la page» de la part d'un homme dont il assure avoir lu, adolescent, «l'intégralité de l'œuvre». «Je me suis même mis à lui ressembler à un moment donné de ma vie. Je voulais les mêmes chemises.»

«Je ne saurai comment, à l'avenir, le remercier pour ce geste qui me semble parfaitement noble. Bernard-Henri Lévy a une place dans mon cœur jusqu'à la fin des temps, jusqu'à mon dernier souffle», a-t-il notamment annoncé le 1er septembre dans l'émission «Signes des Temps» sur France Culture.

BHL prend la parole

Le 31 août, dans «On n'est pas couché» sur France 2, Yann Moix s’est excusé auprès de BHL, dont il est proche, suite aux révélations de dessins et textes à caractère antisémite, dont certains comprenaient des commentaires visant BHL.

Dans la tribune sortie dans Le Point, Bernard-Henri Lévy a affirmé avoir eu «des explications musclées» avec Yann Moix et accepter ses excuses. 

«Je crois au repentir. Je crois à la réparation. Quand un homme […] donne les preuves de sa volonté de rédemption, quand il s'engage, avec probité, dans le corps à corps avec ses démons, je pense qu'il est juste de lui en donner acte, de lui tendre loyalement la main et, si on le peut, de l'accompagner.»

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