La Russie s’apprêterait à installer un OS russe sur 360.000 tablettes de Huawei, pourquoi?

Des négociations sont en cours entre la Russie et le géant technologique chinois Huawei concernant l’installation du système d’exploitation russe Aurora sur les tablettes chinoises, lesquelles pourraient être utilisées lors du recensement de la population en Russie, selon Reuters.
Sputnik

La Russie et le chinois Huawei discutent de l’installation du système d’exploitation russe Aurora sur les tablettes Huawei afin de les utiliser pendant le recensement de la population en Russie, a annoncé Reuters en faisant référence à deux sources proches du dossier.

Selon l’une d’elles, la question a été évoquée par Vladimir Poutine et Xi Jinping en juin dernier, lors de la visite du dirigeant chinois en Russie.

La source a précisé que des discussions étaient actuellement menées concernant l’installation de l’OS Aurora sur 360.000 tablettes chinoises d’ici au 1er août 2020.

«C’est un projet pilote. Nous l’envisageons comme la première étape de l’utilisation d’un OS russe sur des appareils de Huawei. C’est un bon moyen pour tester l’efficacité et la compatibilité d’un OS et d’un hardware de fabrication  différente», a-t-elle ajouté.

Une autre source de l’agence a signalé que l’entreprise chinoise était intéressée par le projet et avait présenté des échantillons de tablettes qui pourraient être utilisées.

Un porte-parole de Huawei a confirmé à Reuters les négociations, mais a refusé de commenter des détails.

«À l’heure actuelle nous envisageons diverses versions de la coopération. Nous ne dévoilons pas les détails en vertu d’un accord de confidentialité», a indiqué à Reuters le service de presse de la société Rostelecom, propriétaire d’OS Aurora.

Cette coopération avait été précédemment évoquée par le directeur exécutif de Huawei, Go Ping, et le ministre russe du Développement numérique, des Communications et des Médias Konstantin Noskov.

Attaque contre Huawei: «Il n’y a qu’un seul objectif: celui de freiner le développement de la Chine»
En mai, Donald Trump a signé un décret autorisant le gouvernement à bloquer les contrats liés aux technologies de télécommunication «représentant un risque inacceptable pour la sécurité nationale des États-Unis».

Bien que le Président américain n’ait mentionné aucun pays ni aucune entreprise, des officiels et des experts ont déclaré que les restrictions visaient évidemment Huawei et son concurrent chinois ZTE.

Cependant, les États-Unis ont prolongé de 90 jours, lundi 19 août, les exemptions qui permettent à Huawei de continuer à faire affaire dans le pays, a indiqué le ministre américain du Commerce, Wilbur Ross.

Discuter