L’Antarctique cacherait un secret sur une catastrophe cosmique non loin de la Terre

Des neiges de l’Antarctique contenant un type rare de poussière cosmique, des scientifiques australiens y ont découvert de possibles preuves de leur théorie sur l’origine de notre voisinage galactique due à une explosion de supernovas.
Sputnik

Une récente étude de scientifiques de l’Université nationale australienne pourrait offrir à l’humanité d’avantage d’informations sur l’origine de notre voisinage galactique, selon Science Alert.

Des chercheurs ont ainsi découvert dans les neiges de l’Antarctique une poussière interstellaire contenant un rare isotope radioactif du fer. La présence de ce radionucléide confirme que de la poussière cosmique y est tombée relativement récemment, ce qui arrive à la suite de l'explosion d’une supernova non loin de notre planète.

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L'analyse chimique de spectrométrie de masse d'échantillons de neige de l'Antarctique a montré que la poussière interstellaire tombée sur Terre au cours des 20 dernières années contenait l’isotope le fer 60. D’habitude, il se trouve généralement dans les sédiments d'eaux profondes et dans les restes de bactéries fossilisés. Il est considéré comme le signe de l’explosion d’une supernova qui s'est produite à proximité du Système solaire il y a 1,7 à 2,2 millions d'années.

«C'est en fait quelque chose d’assez profond», a confié à Science News l'astrophysicien Brian Fields de l'université de l'Illinois à Urbana-Champaign, qui n’a pas participé à la recherche. «Cela nous parle de l'Histoire récente de notre voisinage galactique et de la vie et la mort d'étoiles massives».

Actuellement, le Système solaire traverse un nuage interstellaire, accumulation de poussière clairsemée sur 30 années-lumière. La présence du fer 60 dans ce nuage permet de confirmer l'hypothèse selon laquelle le milieu du voisinage du Système solaire aurait été formé par l’explosion de supernovas.

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