Des serpents «parmi les plus venimeux au monde» vivaient dans un appartement à Antibes

14 serpents venimeux ont été découverts dans l’appartement d’un particulier qui, paraît-il, ne réalisait même pas le danger que ces reptiles représentaient. L’«heureux» propriétaire doit comparaître devant le tribunal. Il risque une amende pouvant aller jusqu’à 150.000 euros.
Sputnik

Mamba vert, vipère du Gabon, naja, cobras, crotales asiatiques: 14 espèces de serpents parmi les plus venimeux au monde ont été saisis dans un appartement d'Antibes (Alpes-Maritimes), écrit l’AFP, se référant à une déclaration de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

«Sur les quinze espèces saisies, une seule n'était pas dangereuse. Tout l'appartement était aménagé avec des terrariums. Il y en avait cinq ou six sur la table de la cuisine, au salon, dans le couloir, dans les placards», a précisé à l'AFP le directeur régional de l'ONCFS, Eric Hansen, évoquant un «record pour une telle saisie chez un particulier en France».

Un homme mord le serpent qui l’attaquait, les deux protagonistes sont décédés
Après plus de six mois d'enquête, l'inspecteur de l'environnement était assisté lors de la perquisition mardi 30 juillet par un vétérinaire et des pompiers spécialisés. Le propriétaire des serpents, marié et âgé de 42 ans «est un passionné qui savait qu'il était en infraction sur tout, ni autorisation, ni certificat de capacité, ni justificatif d'origine. Ça ne s'achète ni au Carrefour du coin, ni sur internet et il a affirmé se les être procurés par un réseau d'amis. Il n'avait pas conscience du danger», ajoute M.Hansen.

Le mamba vert, spécimen dont la morsure est le plus souvent mortelle pour l'homme, mesure deux mètres de long. La vipère du Gabon, identifiable à sa large tête, possède les plus longs crochets venimeux (cinq centimètres).

Un serpent mord un homme ivre et trouve sa fin
Bien traités, les serpents «parmi les plus venimeux au monde» ont été emmenés dans un lieu tenu secret avant que la justice ne décide de leur sort, précise M.Hansen car «c'est une bombe ambulante». «Même les parcs zoologiques en détiennent de moins en moins car ils nécessitent une protection particulière et une sécurité pendant le transport», selon lui.

L'homme, passible de 150.000 euros d'amende et deux ans de prison, devra s'expliquer au tribunal de Grasse devant lequel il a été convoqué.

Discuter