Bactéries et calculs: comment protéger ses reins en été

Le risque de contracter des maladies des reins et de la vessie augmente en été. Quels en sont les symptômes et comment s'en prémunir?
Sputnik

Les maladies des reins et de la vessie surviennent souvent en été à cause des changements brusques de la météo, de l'hypothermie dans l'eau, ou encore d'un excès ou d'une insuffisance de liquide dans l'organisme, indique le site d'information Gazeta.ru.

La maladie des reins la plus répandue est la pyélonéphrite - une inflammation qui affecte le bassinet rénal, les calices et le parenchyme. C'est une maladie bactérienne provoquée le plus souvent par un bacille intestinal et un staphylocoque saprophyte. La pyélonéphrite aiguë affecte 15 à 39 personnes sur 10.000.

Le tableau clinique de la pyélonéphrite aiguë, outre une douleur dans la fosse lombaire dans la projection du rein atteint, se compose des symptômes généraux d'inflammation (fièvre, frissons, indisposition, nausée, vomissements) et des symptômes d'inflammation de la vessie (miction fréquente et douloureuse, troubles urinatoires). Cependant, chez environ 20% des patients, les symptômes liés à la vessie sont absents. La gravité de la maladie et ses manifestations cliniques varient entre une douleur modérée dans la région lombaire et un choc septique.

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Faute de traitement en temps utile, la maladie devient chronique.

Le diagnostic est établi à partir des analyses d'urine et de sang et d'une échographie. Le traitement conservateur implique des antibiotiques et des anti-inflammatoires, et en cas de nécessité on installe un cathéter pour évacuer l'urine. Les cas particulièrement graves nécessitent une opération d'ablation du rein ou d'une partie du rein.

La déshydratation crée des conditions favorables à l'apparition de calculs dans les reins et dans la vessie. Les petits cailloux peuvent sortir avec l'urine sans causer de sensations désagréables, mais les plus grands sont même capables de bloquer le canal urinaire. Tout en provoquant une colique néphrétique - une douleur spastique à l'endroit du blocage.

Colique néphrétique

Compte tenu de leur uretère étroit, les hommes représentent 70% des patients touchés par la colique néphrétique. La durée des crises est comprise entre quelques minutes et une semaine en cas de blocage de calcul. Souvent, la colique s'accompagne d'une miction plus fréquente ou de douleurs dans le canal urinaire. En cas de colique néphrétique, il convient de demander d'urgence une aide médicale.

La procédure qui permet de lutter contre les calculs consiste à les dissoudre: c'est la litholyse. En cas de litholyse descendante, les médicaments sont administrés par voie orale ou intraveineuse. Dans le cas d'une litholyse ascendante, l'opération est réalisée via des cathéters dans le canal urinaire ou des tuyaux de drainage. Le choix dépend du type de calculs et de leur localisation.

En été augmente également le risque de cystite - un processus infectieux inflammatoire sur la paroi de la vessie. Il touche plus souvent les femmes dont le canal urinaire est court et large. L'excitateur le plus répandu de la cystite est le bacille intestinal.

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Entre 26 et 36 millions de cas sont enregistrés chaque année en Russie. 20 à 25% des femmes sont touchées par une cystite aiguë au cours de leur vie, dont une sur trois souffre de récidive dans l'année qui suit, et 10% chez qui cette récidive devient chronique.

Cystite 

En cas de cystite aiguë, les patients se plaignent de douleurs pendant la miction, sa fréquence élevée (jusqu'à plusieurs fois par heure), de douleurs dans le bas du ventre, qui deviennent plus fortes en urinant, de douleurs dans l'uretère, d'urine troublée, de température et d'indisposition générale. Lors d'une cystite chronique, en période de rémission les symptômes de la maladie peuvent pratiquement disparaître. Dans certains cas les malades notent seulement des envies d'uriner plus fréquentes. En période d'aggravation, les symptômes d'une cystite chronique rappellent en grande partie ceux de la forme aiguë de cette maladie.

Le diagnostic définitif est établi à partir d'une analyse d'urine, du dépistage de MST et d'une échographie des organes urinaires. Les femmes peuvent également avoir besoin d'un examen gynécologique pour écarter les changements anatomiques et examiner la microflore vaginale. Toutefois, dans une situation classique de cystite, le diagnostic est établi parfois sans analyses. Des antibiotiques sont utilisés pour le traitement.

En cas d'infection des reins et de la vessie, il est préférable de rester au lit. On recommande également de boire beaucoup d'eau, tout en renonçant à l'alcool et à la nourriture salée et épicée. Il est possible de prendre des médicaments diurétiques et antidouleur.

A titre préventif, il convient de s'hydrater et d'éviter l'hypothermie.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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