Comment sera le nouveau porte-avions russe? Précisions du concepteur

Selon les concepteurs russes, le nouveau porte-avions, en cours de conception, sera doté de drones embarqués, ainsi que possiblement de Su-57, a affirmé à Sputnik le responsable du centre de recherche d’État Krylov.
Sputnik

La nouvelle conception d’un porte-avions non nucléaire pour les forces navales russes prévoit le déploiement de drones navals, a déclaré dans un entretien à Sputnik Pavel Filippov, responsable du centre de recherche d’État Krylov.

«Nous avons élaboré un modèle conceptuel d’un porte-avions multirôle avec une turbine à gaz de faible déplacement de quelque 40.000 tonnes», a-t-il raconté. «Au total, 40 aéronefs et hélicoptères, ou même plus, peuvent se poser à son bord.»

En outre, M.Filippov n’a pas exclu qu’y soient déployés des drones embarqués flambant neufs de type Okhotnik. Le groupe Sukhoi s’est chargé du projet de ce drone d’attaque lourd, le premier vol est prévu pour 2019.

Les Su-57 pourraient également se poser sur ce navire en cours de conception. Hypothétiquement, il est possible de déployer un certain nombre de ces chasseurs «à condition de réduire son poids et de modifier certains éléments de sa construction», a expliqué le président du centre, ajoutant que pour l’instant le Su-57 n’est pas considéré en tant qu’avion de la flotte aéronavale.

Le montant total du projet du nouveau porte-avions est estimé à 200 milliards de roubles (environ 2,8 milliards d’euros). La période entre la signature du contrat et la mise à l’eau devrait être de cinq ans. Le centre Krylov s’attend à la signature d’un contrat avec le ministère de la Défense sur l’élaboration d’un avant-projet.

Actuellement, les forces navales russes ne disposent que d’un porte-avions, l’Amiral Kouznetsov. Mis en service en 1991, il subit à présent des réparations prévoyant le changement d'éléments du bloc de propulsion, la modernisation du système électro-énergétique, des équipements radiotechniques et des moyens de lutte antiaérienne. De novembre 2016 à janvier 2017, il a participé à l'opération en Syrie.

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