«Sécurité en péril»: lorsqu’un infirmier devient surveillant

Dans le centre de détention de Niort, un infirmier a été obligé d’assumer les fonctions de surveillant, une situation «calamiteuse» et mettant «en péril» la sécurité de la prison, selon le syndicat FO Pénitentiaire.
Sputnik

Faute de surveillants, la direction de la maison d’arrêt de Niort a dû demander dimanche 7 juillet à un infirmier de garder la porte d’entrée principale, indique Actu Pénitentiaire.

La porte d’entrée étant le poste clé de la prison, le syndicat FO Pénitentiaire a dénoncé une situation «cocasse, calamiteuse et édifiante»:

«C’est encore la sécurité d’un établissement qui est mise en péril», a-t-il fustigé.

Le manque de gardiens de prison a été ressenti dimanche dans l’après-midi, seulement quatre surveillants étaient à leurs postes. L’infirmier s’est alors installé près de la porte d’entrée, devant laisser les détenus aller se promener et ensuite les réintégrer au sein de la maison d’arrêt. Le responsable du centre a été obligé lui aussi de venir en renfort.

Les surveillants deviennent souvent la cible de prisonniers agressifs. Deux surveillants ont été agressés fin juin au centre pénitentiaire du Havre par un détenu condamné pour des faits de terrorisme. Auparavant, un détenu du centre pénitentiaire d’Aiton a attaqué deux surveillants, saisissant l’un par la gorge pour l’entraîner au fond de sa cellule et frappant l’autre, selon un communiqué du syndicat de surveillants UFAP-UNSA Justice.

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