L’Iran dénonce une «piraterie en mer» de Londres après la saisie d’un de ses pétroliers

Téhéran «ne tolérera pas la piraterie en mer», a déclaré le ministre iranien de la Défense après que la police de Gibraltar, assistée de Royal Marines, a intercepté le pétrolier iranien Grace 1 au large du territoire britannique.
Sputnik

Le ministre iranien de la Défense, Amir Khatami, a qualifié de «piraterie en mer» l’interception d’un pétrolier iranien par la police de Gibraltar assistée par un détachement de Royal Marines britanniques le 4 juillet.

«Nous ne tolérerons pas de piraterie en mer de la part de la Grande-Bretagne en lien avec la saisie du pétrolier au large de Gibraltar», a-t-il déclaré, cité par l’agence Mehr.

L’Iran se prononce sur la destination du pétrolier retenu à Gibraltar
Le navire a été saisi par la Grande-Bretagne à la demande des États-Unis, a déclaré le ministre espagnol des Affaires étrangères par intérim, Josep Borrell.

Dans un communiqué, le gouvernement de Gibraltar, territoire britannique situé à la pointe sud de l'Espagne, a affirmé que, selon ses estimations, les cuves du Grace 1 pouvaient contenir du pétrole destiné à la raffinerie syrienne de Banyas.

En réaction, Téhéran a convoqué l'ambassadeur du Royaume-Uni en Iran pour dénoncer «l'interception illégale d'un pétrolier iranien», selon un porte-parole des Affaires étrangères iraniennes. Il a également démenti les accusations à son encontre.

D'une capacité de 300.000 tonnes, le Grace 1 bat pavillon panaméen et est exploité par la compagnie IShips Management Pte Ltd, basée à Singapour, d’après les banques de données du transport maritime.

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