Des changements dans l’état psychologique d’Assange constatés par le rédacteur en chef de WikiLeaks

L’état psychologique de Julian Assange, torturé mentalement, selon la récente déclaration d’un expert de l’Onu, s’est stabilisé, a annoncé le rédacteur en chef de WikiLeaks, interrogé par Sputnik. Plus tard, Assange peut saisir la Cour européenne des droits de l’Homme une fois toutes les audiences terminées, a-t-il ajouté.
Sputnik

Après que Julian Assange a été transféré à l’hôpital pénitentiaire de la prison de Belmarsh à cause de son état de santé il y a un mois, son état psychologique se stabilise, a déclaré à Sputnik le rédacteur en chef de WikiLeaks Kristinn Hrafnsson.

«Certes, il est dans un meilleur état qu’il ne l’était il y a plusieurs semaines. Mais il souffre encore», a-t-il déclaré après lui avoir rendu visite le 26 juin.

Auparavant, l’expert de l’Onu Nels Metzer avait affirmé que le fondateur de WikiLeaks avait tous les symptômes «d’une longue souffrance provoquée par la torture psychologique».

Assange a été sciemment arrêté pour l’empêcher de préparer sa défense contre l’extradition aux États-Unis, a précisé M.Hrafnsson.

La situation s’est aggravée par le fait qu’Assange se trouve complètement isolé et ne possède pas toute l’information concernant son affaire. Cependant, il est informé qu’il risque une peine cumulée de 175 ans de prison, a-t-il souligné.

Il n’y a guère de chances pour que Julian Assange soit libéré, a affirmé le rédacteur en chef du site lanceur d’alertes WikiLeaks. Il est fort probable qu’il saisisse la Cour européenne des droits de l’Homme après la fin de toutes les audiences au Royaume-Uni, a-t-il souligné.

«Bien sûr, nous allons continuer à lutter. Le précédent créé par cela [cette affaire, ndlr] ne concerne pas que Julian Assange et WikiLeaks, mais aussi l’attaque la plus grave sur la liberté de la presse de ces dernières décennies», a conclu l’interlocuteur de l’agence d’information.

Julian Assange, 47 ans, a été arrêté le 11 avril à l'ambassade d'Équateur à Londres, où il s’était réfugié depuis sept ans, dans la crainte d'une demande d'extradition de la part des États-Unis. Il a été condamné au début du mois de mai à près d'un an de prison par la justice britannique pour violation des termes de sa liberté conditionnelle lorsqu'il s'était réfugié à l'ambassade d'Équateur en 2012.

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