Des chercheurs auraient découvert les premiers signes d’une maladie incurable

L’épuisement de la sérotonine pourrait constituer les premiers signes des processus irréversibles dans le cerveau, propres à la maladie de Parkinson, ont établi des chercheurs du Collège royal de médecine de Londres, annonce Science Alert.
Sputnik

Une mutation rare dans un gène appelé SNCA expose les gens à un risque presque certain de contracter la maladie de Parkinson, maladie neurodégénérative (perte progressive de neurones), dont les premiers signes ont été découverts récemment par des chercheurs du Collège royal de médecine de Londres, indique Science Alert.

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Il s’agit notamment de l’épuisement de la sérotonine dans le cerveau qui signale le début des processus irréversibles propres à la maladie de Parkinson. Des changements du système sérotoninergique peuvent commencer 15 à 20 ans avant des troubles progressifs (mouvements ralentis et tremblements) et d’autres symptômes initiaux de cette maladie neurologique chronique dégénérative, notent les auteurs de l’étude.

Quatorze patients y ont participé. Originaires de Grèce et d’Italie, ils présentaient justement une rare mutation dans le gène SNCA, ce qui les expose à un risque presque certain de contracter la maladie de Parkinson. À l’issue de cette étude, les chercheurs ont découvert des changements dans la teneur en sérotonine qui affectent le système nerveux central et influent sur l’humeur, le sommeil et les mouvements des patients.

Selon les experts, cette découverte pourrait contribuer à élaborer de nouvelles techniques de dépistage et de traitement de cette maladie encore incurable.

Plus de six millions de personnes dans le monde sont aujourd’hui atteintes de maladie de Parkinson. C’est la deuxième maladie neurodégénérative la plus répandue après la maladie d'Alzheimer.

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