«Les détails sur des liens présumés de Kim Jong-nam avec la CIA ne devraient pas refaire surface»

Assassiné en 2017 à l'aéroport de Kuala Lumpur, Kim Jong-nam, le demi-frère de Kim Jong-un, aurait été un «informateur» de la CIA et se serait aussi trouvé en contact avec les services secrets d'autres pays, notamment de Chine. Emanuel Pastereich, fondateur et directeur de l'Asia Institute, a commenté ces allégations des médias pour Sputnik.
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Deux ans après l’assassinat en Malaisie de Kim Jong-nam, le demi-frère du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, le Wall Street Journal annonce que le défunt était un informateur de la CIA, ajoutant cependant que de nombreux détails sur leurs relations restaient flous.

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«Je doute fort que nous puissions découvrir un jour ce qui s'est passé exactement», a déclaré au micro de Sputnik Emanuel Pastereich, fondateur et directeur de l'Asia Institute, commentant les allégations des médias sur ce lien présumé.

Et d’expliquer que la CIA était une structure trop vaste pour établir qui exactement en son sein était lié avec Kim Jong-nam et dans quel but précis.

«Il est évident que de nombreux éléments de l’appareil d’État nord-coréen ont contacté l’étranger à des fins diverses. Il reste toutefois à savoir pourquoi on en parle justement à présent […]. Toujours est-il que les détails sur des liens présumés de Kim Jong-nam avec la CIA ne devraient pas refaire surface», a estimé M.Pastereich.

Selon une source anonyme qui a récemment parlé au Wall Street Journal, «il y avait un lien» entre la CIA et Kim Jong-nam, mais les détails de cette relation présumée restent toujours inconnus. Par ailleurs, l’interlocuteur du journal a déclaré que les services de renseignement américains étaient très soulagés d’apprendre que les liens de Kim Jong-nam avec la CIA n'avaient pas été révélés à la suite de son assassinat.

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Kim Jong-nam se serait rendu en Malaisie en février 2017 pour rencontrer son contact de la CIA, même si ce n'était peut-être pas le seul but de son voyage. Il est décédé à l'aéroport de Kuala Lumpur, le 13 février. La police a trouvé sur sa peau des traces de l'agent neurotoxique VX, interdit en vertu de la Convention sur l'interdiction des armes chimiques (CIAC).

Des images de vidéosurveillance ont montré que Kim Jong-nam avait été approché par deux femmes qui lui avaient projeté quelque chose au visage. L'Indonésienne Siti Aisyah et la Vietnamienne Doan Thi Huong, accusées d'avoir tué Kim Jong-nam de cette manière, ont été libérées.

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