La mère d’un Français pris en otage au Bénin confie ses émotions après sa libération

Le choc et le soulagement sont les émotions que la mère de l’un des touristes français pris en otage au Bénin le 1er mai a partagé avec un journaliste de Franceinfo, à l’annonce de leur libération.
Sputnik

La mère de Patrick Picque, l'un des Français qui ont été pris en otage au Bénin le 1er mai et ensuite libérés lors d'une opération menée par les forces françaises, a confié à Franceinfo qu'elle n'avait pas été informée de l'intervention et, qu'en attendant des nouvelles de son fils, elle n'avait «pas dormi beaucoup.» Elle a précisé attendre désormais de le voir.

L’Élysée annonce la libération de quatre otages au Sahel, deux militaires français tués

En apprenant que son fils, Patrick Picque, et Laurent Lassimouillas, le deuxième français avec qui il a été enlevé le 1er mai au Bénin durant leurs vacances, avaient été libérés, la mère de Patrick, contactée par téléphone a exprimé son soulagement. Et relaté qu'elle avait très mal vécu ces derniers jours, redoutant de perdre son deuxième fils.

«J'ai déjà perdu un fils dans un accident de voiture, à 22 ans. Voir mon deuxième garçon [pris en otage, ndlr]… On n'a pas dormi beaucoup», a-t-elle confié.

Elle a également remercié tous ceux qui ont participé à cette libération des otages et dit que ses pensées allaient aux familles des militaires français qui ont été tués lors de cette opération.

Les deux Français disparus au Bénin auraient été acheminés vers le Mali
Le 10 mai, l'Élysée avait annoncé que quatre otages détenus au Sahel — deux Français, une Américaine et une Sud-Coréenne — avaient été libérés lors d'une opération menée par les forces françaises, au cours de laquelle deux militaires français ont été tués.

Les deux touristes français avaient disparu le 1er mai, alors qu'ils étaient en vacances dans le parc de la Pendjari, au Bénin. Le cadavre de leur guide béninois, Fiacre Gbédji, très abîmé, a été retrouvé le samedi matin suivant dans le parc. Son identité a pu être formellement identifiée par un médecin légiste et sa famille, qui a notamment reconnu son pantalon.

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