Ce que compte faire la jeune femme interdite de bus à cause de sa jupe à Paris

La jeune femme qui s’était vue refuser l’entrée d’un bus parisien par un conducteur 30 avril ne compte pas engager de poursuites judiciaires à son encontre mais exige que «des mesures soient prises pour que cette situation ne se reproduise pas» et veut des «excuses» de la RATP.
Sputnik

Élise, la femme de 29 ans qu'un chauffeur n'avait pas laissé monter dans son bus à Paris à cause de la longueur de sa jupe mardi 30 avril, s'est entretenue par téléphone avec des représentants de la RATP, lundi 6 mai.

À l'issue de l'échange, Richard Malkan, l'avocat de la victime, a expliqué qu'elle ne voulait pas «engager d'action à ce jour», ajoutant qu'elle n'avait pas porté plainte, selon Le Parisien.

«Ce qu'elle souhaite, c'est d'une part recevoir des excuses de la régie, et d'autre part que des mesures soient prises pour que cette situation ne se reproduise pas» et que «les principes républicains soient respectés», a poursuivi le juriste.

La RATP a, quant à elle, confirmé qu'un «contact a été noué avec la famille de la jeune femme», sans toutefois souhaiter commenter «la nature des échanges».

Une jeune femme interdite de monter dans un bus à cause de sa jupe à Paris?
L'établissement public a notamment diligenté une enquête interne afin de comprendre ce qui s'était passé. Le machiniste a reconnu ne pas avoir ouvert les portes de son bus à deux jeunes filles, mais il a contesté la façon dont la presse avait présenté les faits.

Olivier Terriot, un délégué du personnel CGT de la RATP, a annoncé mardi sept mai sur RMC que «ces deux jeunes filles étaient en train de fumer et n'ont prêté aucune attention au chauffeur de bus, donc il a décidé de repartir».

C’est le père de la jeune femme, l’écrivain algérien Kamel Bencheikh, qui a signalé l’incident dans une interview accordée au Parisien. Il a déploré la discrimination à laquelle sa fille avait dû faire face en plein Paris.

Discuter