Gifle, lancement de pavé: l’IGPN saisie après la diffusion de vidéos réalisées le 1er mai

Un manifestant giflé devant un bureau de tabac par un représentant des forces de l’ordre à Paris, un policier introduisant sa matraque dans le pantalon d’un autre et un morceau de trottoir lancé par un CRS. À la suite de l’apparition de vidéos montrant ces scènes survenues le 1er mai, l’IGPN a été saisie.
Sputnik

L'inspection générale de la police nationale (IGPN), plus connue comme la «police des polices», a été saisie après la diffusion en ligne de plusieurs vidéos tournées lors des manifestations du 1er mai et montrant des scènes impliquant les forces de l'ordre, apprend-on vendredi 3 mai dans la presse.

Un policier lançant ce qui semble être un pavé contre les manifestants filmé à Paris

C'est notamment le cas de l'enregistrement sur lequel on voit un représentant des forces de l'ordre ramasser un morceau de trottoir et le lancer en direction des manifestants. En effet, comme le rapporte l'Agence France-Presse qui se réfère à une source judiciaire, le parquet de Paris a ouvert une enquête judiciaire pour ces faits et confié les investigations à l'IGPN.

Un policier manie sa matraque télescopique dans le pantalon d'un manifestant à Paris

De plus, BFM TV relate que le préfet de police a saisi l'IGPN suite à la diffusion d'une vidéo partagée sur le compte Twitter de David Dufresne et montrant un policier mettre sa matraque télescopique dans le pantalon d'un manifestant interpellé par ses collègues.

Finalement, d'après Franceinfo, la «police des polices» a été saisie au sujet de la gifle donnée par un agent à un homme se trouvant devant un bureau de tabac, en face de la cathédrale Notre-Dame-des-Champs (6e arrondissement de Paris).

Le ministre française de l'Intérieur, Christophe Castaner, a déjà réagi au jet du pavé.

Des manifestants frappés et enfermés par la police dans un commerce à Paris (vidéo)

«S'il y a faute, il y aura sanction, sanction administrative et sanction judiciaire», a-t-il déclaré, lors d'un point presse en marge d'un déplacement à Toulon.

Avant d'ajouter:

«Je n'ai pas à apprécier les images, on n'a toujours qu'un petit morceau d'image. En tout cas ce que j'ai vu me paraît suffisant pour déclencher cette enquête et je le dis sans aucun état d'âme.»

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