Notre-Dame: «on nous prend pour des imbéciles» estime Dupont-Aignan, demandant une enquête

Invité sur le plateau de BFM TV, Nicolas Dupont-Aignan est revenu sur ses propos concernant les causes de l’incendie de Notre-Dame et a demandé une commission d’enquête parlementaire, révolté par cette situation dans laquelle «on nous prend pour des imbéciles en permanence».
Sputnik

Invité sur BFM TV, Nicolas Dupont-Aignan, qui s'était attiré les foudres de la classe politique française pour avoir émis «un doute» sur l'origine de l'incendie de Notre-Dame, est revenu sur ses déclarations et a demandé une commission d'enquête parlementaire.

Tête de liste de Debout la France aux élections européennes, M. Dupont-Aignan estime que dans tout pays démocratique, il est tout à fait normal de poser des questions après des événements aussi incroyables que celui de l'incendie de Notre-Dame.

«Et ce que je demande dans cette affaire, c'est qu'il y ait une commission d'enquête parlementaire», a-t-il annoncé.

Il a expliqué que si c'était un accident, «comme on nous le répète toute la journée», il aimerait savoir ce qui s'était passé.

«On nous prend pour des imbéciles en permanence. On nous explique qu'il y a quelques mégots sur l'échafaudage. Un échafaudage qui a brûlé pendant un temps incroyable et on trouve des mégots», s'est-il indigné.

Il ne comprend en outre pas comment le procureur peut affirmer «dans la même phrase, dans le même communiqué de l'AFP» que «l'enquête va être très longue» et que «c'est sans aucun doute un accident».

M. Dupont-Aignan s'est également insurgé contre «la réaction hystérique du pouvoir», lequel l'avait traité de complotiste et l'avait fait passer «pour quelqu'un de pas très normal, d'excité» parce qu'il avait osé poser la question que se posent des millions de Français.

Notre-Dame: Nicolas Dupont-Aignan exprime un doute sur l’origine de l’incendie
Ce n'est pas la première fois que le chef de file de Debout la France s'exprime sur le droit de poser des questions, de parler librement sur la nécessité d'une commission d'enquête parlementaire dans l'affaire sur l'incendie de Notre-Dame.

Il a déjà exposé les mêmes interrogations lors du «Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI» dimanche 21 avril.

«C'est que le seul fait que je pose la question de savoir ce qu'il s'est passé ce jour-là a suscité autant d'indignation de la petite classe politico-médiatique française. C'est-à-dire qu'on n'avait pas le droit de se poser cette question de savoir si c'était un acte de malveillance, un accident ou un attentat», a-t-il alors déploré.

Discuter