Une politicienne allemande explique en quoi l’avenir du pays dépend de Nord Stream 2

Tenus dans un entretien accordé à un média polonais, les propos du candidat allemand à la présidence de la Commission européenne Manfred Weber portant sur le projet Nord Stream 2 n’ont pas échappé à l’attention de ses concitoyens. Une femme politique a alors expliqué en quoi ce gazoduc importait pour l’avenir de l’Allemagne.
Sputnik

Manuela Schwesig, ministre-présidente du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, a couvert de critiques la déclaration faite par le candidat au poste de président du groupe du Parti populaire européen au Parlement européen, Manfred Weber, portant sur Nord Stream 2. En effet, dans un entretien au Polska Times ce candidat à la présidence de la Commission européenne a déclaré qu’il envisageait de déployer un maximum d’efforts pour bloquer ce projet de gazoduc.

Qualifiant ces actes d’irresponsables du point de vue de la politique écologique, Mme Schwesig a déclaré:

«Vers 2038, nous voulons renoncer complètement à l’énergie nucléaire ainsi qu’au lignite et au charbon de terre. Nous devons passer à d’autres types d’énergie, avant tout à celle propre. Dans ce cas, l’alimentation en gaz nous est indispensable en tant que solution provisoire. Nous ne devons pas jouer avec l’avenir de notre pays», a-t-elle déclaré.

Et d’ajouter que Weber devait représenter les intérêts de l’Allemagne dans son ensemble et qu’il était étrange que ce soit dans les pages d’un journal polonais qu’il informe ses concitoyens qu’il est opposé au projet qu’ils soutiennent depuis plusieurs années.

«Le Nord Stream 2 constituera la base de la sécurité énergétique de l’Europe centrale»
Le projet Nord Stream 2 prévoit la construction de deux conduites longues de 1.200 km reliant le littoral russe à l'Allemagne par la mer Baltique. Sa capacité totale sera de 55 milliards de mètres cubes par an. Le chantier doit se terminer avant la fin de l'année 2019 et le coût du projet est évalué à 9,9 milliards d'euros.

Néanmoins, son lancement risque d'être retardé à cause de la position du Danemark, le seul pays qui n'a pas encore donné son feu vert. Fin mars, l'Agence danoise de l’énergie a réclamé un examen environnemental pour un possible troisième itinéraire.

Discuter