Alain Finkielkraut chassé de Sciences Po par un groupe «antiraciste»

Alain Finkielkraut, qui avait été invité à Sciences Po Paris pour une conférence, a été contraint de tenir son discours dans un autre bâtiment de l’établissement sous la pression exercée par un groupe «antiraciste». Ces militants l’ont notamment taxé de racisme et de sexisme.
Sputnik

Invité à Sciences Po Paris, rue Saint-Guillaume, pour une conférence intitulée «Modernité, héritage et progrès» et convié ce mardi 23 avril par l'association Critique de la raison européenne, Alain Finkielkraut n'a pas pu tenir son discours comme prévu, relate Marianne.

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Un groupe de militants se réclamant de l'«antiracisme politique», «Sciences Po en lutte — Institut Clément Méric» a appelé la veille de la conférence, le 22 avril, à un «rassemblement général» de protestation devant l'école, si bien que la conférence a finalement été reprogrammée rue de l'Université, dans un autre bâtiment de Sciences Po, sous haute protection policière.

«Le présentant comme un intellectuel de renom, les organisateurs masquent bien mal le choix qu'ils font: celui d'un invité au discours xénophobe, qui ne manquera pas de récidiver dans ce nouvel événement», a critiqué le groupe dans un texte publié sur Facebook, tout en accusant explicitement l'académicien de «racisme» et de «sexisme». Sciences Po, poursuit le groupe, fait ainsi «la part belle aux voix qui nourrissent l'extrême droite et mettent en danger nos existences».

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Bien que Sciences Po ait finalement reprogrammé la conférence pour «ne prendre aucun risque», les organisateurs ont déploré également sur Facebook que «quelques censeurs se drapent dans les oripeaux de la tolérance et de la diversité pour mieux défendre des positions sectaires et étrangères à tout pluralisme».

«Les fascistes ce sont eux, ils sont exactement ce qu'ils dénoncent», a par la suite réagi M.Finkielkraut auprès de Marianne. Ces «antiracistes» mènent selon lui «un combat dévoyé».

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