La tête de liste LREM aux européennes a figuré sur une liste d’extrême droite par le passé

Mediapart a révélé qu’en 1984, Nathalie Loiseau figurait sur une liste d’un syndicat apparenté à l’extrême droite, notamment au GUD, lors d’élections étudiantes à Sciences Po. Contactée par le média, l’ancienne ministre a d’abord nié le fait avant de l’assumer.
Sputnik

Mediapart a révélé un détail délicat qui tombe mal pour la tête de liste LREM aux européennes: elle a participé à des élections étudiantes sous l'étiquette de l'Union des étudiants de droite (UED).

Une «erreur humaine» serait à l'origine de la polémique sur la messe de Nathalie Loiseau
L'UED est «un syndicat étudiant né sur les cendres du GUD», Groupe union défense, organisation étudiante française d'extrême droite réputée pour ses actions violentes dans les années 1970-1980. Sur la liste, le nom de Nathalie Loiseau apparaît en sixième position, sous son nom de naissance, Nathalie Ducoulombier.

Contactée par Mediapart, l'ancienne ministre des Affaires européennes a d'abord affirmé n'«avoir aucun souvenir» de sa présence sur une liste de l'UED, puis elle a fini par reconnaître une «erreur».

«À ce moment-là, j'ai été, d'après mes recoupements — parce que pour être tout à fait honnête j'avais complètement oublié cet épisode —, approchée pour participer à une liste qui voulait accentuer le pluralisme à Sciences Po, alors quasi inexistant, et qui cherchait des femmes. J'ai dit oui. J'aurais sans doute dû regarder de plus près de quoi il s'agissait», a-t-elle déclaré au média, assurant ne pas s'être «plus que cela intéressée à cette liste».

Mme Loiseau a affirmé également ne pas avoir fait campagne et ne pas avoir été particulièrement attentive à la suite de cette élection.

Lors de l'entretien, la candidate LREM a tenu à souligner qu'elle n'avait «jamais eu d'engagement à l'extrême droite, ni proche de l'extrême droite, ni de fréquentations d'extrême droite» et qu'elle avait au contraire toujours combattu ces idées. «Le fait de conduire la liste que je conduis aujourd'hui, avec pour ambition de faire reculer l'extrême droite en France, est cohérent avec ce que je pense», a-t-elle ajouté.

 

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