Rafale pour l’Inde: comment Paris a effacé la dette fiscale d’un proche de Modi

Un proche du Premier ministre indien a bénéficié d’un effacement de sa dette de plus de 140 millions d’euros en 2015, au moment où Dassault négociait la vente de Rafale à l’Inde, affirme Le Monde.
Sputnik

Alors que la France et l’Inde négociaient la vente de trente-six avions de combat Rafale, l’homme d'affaire indien Anil Ambani a bénéficié d’un effacement de sa dette de plus de 140 millions d’euros, révèle Le Monde.

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Selon le quotidien, la partie française a annulé en 2015 un redressement fiscal visant l’entreprise Reliance Flag Atlantic France détenue par un homme d’affaires proche du Premier ministre indien Narendra Modi.

À l’époque, l’entreprise était confrontée à «de gros soucis financiers», une importante dette fiscale mettant en péril sa solvabilité. Or, le contentieux d’un montant total de 151 millions d’euros a finalement été réglé par un paiement de 7,6 millions d’euros seulement.

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Se référant à un mail interne du groupe Airbus qui a fuité dans les médias indiens, Le Monde affirme que M.Ambani, acteur clé dans le contrat des Rafale, a rencontré en mars 2015 plusieurs conseillers du ministre de la Défense de l’époque Jean-Yves Le Drian.

Le journal cite en outre «un proche collaborateur d’Anil Ambani» qui s’était vanté d’avoir rencontré avec lui, au début de l’année 2015, «Emmanuel Macron dans son bureau à Bercy, où le problème fiscal s’est réglé par un coup de fil à son administration».

Le groupe Reliance a pour sa part démenti dans un communiqué «tout favoritisme et bénéfice» tirés de son accord avec le fisc français, tout en soulignant que le contentieux s’était réglé par un accord «dans le cadre légal accessible à toutes les entreprises opérant en France».

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