Les abus sexuels dans l’Église, répercussion de Mai 1968?

L’«effondrement spirituel» d’une génération entière de prêtres trouve ses racines dans la contestation sociale de 1968, estime l’ex-pape Benoît XVI dans un essai. Selon lui, c’est dans ces événements qu’il faut chercher les raisons des abus sexuels dans l’Église.
Sputnik

Dans un essai publié dans la revue mensuelle allemande Klerusblatt et dans le quotidien italien Corriere della Sera, l'ancien pape Benoît XVI est sorti de son silence et est, entre autres, revenu sur les abus de mineurs commis dans l'Église, évoquant l'événement qui en a été le déclencheur.

«La révolution de 1968» s'est axée sur «une complète liberté sexuelle, qui n'admettait plus de normes. La pédophilie a alors également été diagnostiquée comme permise et appropriée», a-t-il avancé.

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Il a ensuite évoqué l'effondrement des vocations de prêtres qui trouverait ses racines dans la révolution sexuelle des années 60.

L'ancien pape Benoît XVI a affirmé que l'envergure qu'avait pris la pédophilie aujourd'hui est liée à l'absence de Dieu dans l'espace public en Europe.

Ces propos ont provoqué une vague de réactions chez des théologiens ou chez des victimes d'abus sexuels. Ainsi, «le narcissisme théologique» dont fait preuve l'ancien pape Benoît XVI a été dénoncé par José Andres Murillo, un Chilien victime de pédophilie. Selon lui, Benoît XVI «fait partie du problème de la culture d'abus et de silence de l'Église». Quant au théologien américain Brian Flanagan, l'allusion aux années 60 est une «explication fausse et embarrassante».

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