De nouveaux incidents entre bombardiers US et chasseurs russes au-dessus de la Baltique

Selon le Centre national de gestion de la Défense russe, l'activité d'avions-espions et de drones étrangers s'est accrue près des frontières russes. Ainsi, ces dernières 24 heures, des chasseurs russes Su-27 ont été forcés de raccompagner des B-52H américains au-dessus de la mer Baltique afin de les empêcher de se rapprocher de la frontière.
Sputnik

Ces dernières 24 heures, des Su-27 russes ont décollé à deux reprises pour raccompagner des bombardiers stratégiques américains B-52 survolant les eaux neutres de la mer Baltique, annonce le Centre national de gestion de la Défense russe.

Le déploiement des bombardiers B-52 en Europe est «un message fort» à la Russie, selon CNN

Selon ce dernier, les chasseurs russes ont empêché les bombardiers de se rapprocher de la frontière.

Toujours selon le Centre, les appareils de l'aviation stratégique américaine ont survolé la mer Baltique sept fois depuis le 14 mars.

Ces derniers temps, l'activité d'avions-espions et de drones étrangers s'est notablement accrue près des frontières russes. Le journal Krasnaïa Zvezda, organe officiel du ministère russe de la Défense, annonce que rien qu'au cours de la semaine passée, 21 aéronefs étrangers ont mené des vols de reconnaissance près des frontières russes, obligeant les chasseurs de la DCA russe à décoller quatre fois pour les empêcher de se rapprocher des frontières.

Ainsi, le 18 mars, un bombardier stratégique B-52 Stratofortress a été aperçu près des frontières de la région de Leningrad, se rapprochant de Saint-Pétersbourg à une distance de 191 kilomètres afin d'imiter une frappe d'une base navale de la mer Baltique.

Un incident semblable s'est produit le 20 mars, lorsque les moyens de contrôle de l'espace aérien russe ont aperçu un bombardier américain volant à une grande distance de la frontière russe. Deux chasseurs russes Su-27 ayant décollé alors pour le raccompagner, l'appareil américain a changé de trajectoire.

Le Kremlin a exprimé ses regrets suite aux actions de Washington. Selon le porte-parole du Président russe Dmitri Peskov, ces incidents ne contribuent pas au renforcement de la sécurité et de la stabilité à proximité immédiate des frontières russes.

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